lundi 27 février 2012

Référendum ?









La porte était restée ouverte le 12 décembre 2011 à l’issue de la réunion publique concernant le projet d’aménagement d’un lotissement à la Trésorerie.
La demande de référendum, idée suggérée par l’association1, avait été relayée par certains participants de l’assemblée. Le maire Rébérot avait entendu et n’avait pas, à priori, repoussé la proposition.




L’opportunité d’organiser un référendum a donc été débattue en questions diverses lors de la réunion du conseil municipal du 20 février 2012
Le conseil a repoussé la proposition à l’unanimité moins une abstention.

Dommage, l’équipe municipale en place avait tout à y gagner, entre autres de renforcer sa légitimité.

Question de confiance !

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1 – Voir notre article « Pour un référendum local » du 6 septembre 2011.

samedi 25 février 2012

Coricoco !


 











Nouvellement sorti 
D’un œuf
Un certain coquelet
Coquet
Mais encore trop neuf
Se trouva investi
Bien qu’un peu nouvelet
Du rôle de président
Gardien et intendant
De régisseur absolu
De ce monde dissolu
Et maître de la foule
Des poules.

La nouvelle se répandit
Fit grand bruit
Dans le déduit
A l’envi.

On admira les plumes
A chanter nous nous plûmes
On aima le poussin
Exhibé soir et matin…

Et puis on déchanta
On dit « taratata »
Dans toute la basse-cour
Il n’est si bon discours
Qui à la longue ne soûle
La foule.

Moins brillant que le plumage
Etait le ramage
Beaucoup dirent en avoir marre
Du tintamarre.

Tel chant du coq qui le matin
Réjouit l’habitant rural
Devient vite importun
Messager vespéral
De chagrin.

Fable innocente
Sans raison apparente
Serait bonne leçon
Si à cause du son
Et des belles manières
Vous manquiez de lumières…

mercredi 22 février 2012

Un gramme de papier






Un gramme de papier : c’est tout ce qu’a mérité la publicité faite à la convocation du dernier conseil municipal du 20 février.



Nicolas Rébérot voudrait-il faire quelques économies sur le poste reprographie ?

Ou alors s’agit-il d’un nouveau défi ?

En 1860, Prudent René-Patrice Dagron avait déjà fait mieux :

Dagron était photographe inventeur français. Le 21 juin 1859, il fut le premier à breveter un procédé de microfilm.

En 1860, René Dagron associe une micro-vue à la loupe de Stanhope. ; les vues sont collées sur une baguette de verre de 3 millimètres de diamètre et de 5 à 6 millimètres de long. Le grossissement est d'environ 100 fois.
Dagron  présente à l'Exposition Universelle de 1867, des « micro-points », c'est-à-dire des photographies tellement réduites qu'elles ne pouvaient être lues qu'au moyen de dispositifs tels que le microscope de Stanhope : ainsi sur une surface de 1 millimètre carré, il fixe  les portraits des 400 députés. Ce procédé permet à la société Dagron de proposer des photos enchâssées dans des bijoux, bagues, pendentifs et même dans des porte-plumes.



Ce type de porte-plume était très répandu au siècle dernier (au temps de notre jeunesse diront certains) ; vues touristiques, images de la guerre, images religieuses … et aussi de femmes en tenue légère …
Fouillez les vieux meubles, les greniers ; il s’y cache encore bien des trésors !

Nanar

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NDLR : A l’heure où nous publions ces lignes, nous ignorons si la municipalité a envisagé la distribution de loupes aux Ressonnais.


dimanche 19 février 2012

Heureusement, nous avons le blog !





La loi accorde à chacun le droit de s’exprimer et de diffuser informations et idées, quelle qu’en soit la nature, par le moyen de la publicité1.


A ce titre le maire de chaque commune doit faire aménager sur le domaine public des emplacements destinés à l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux associations sans but lucratif2 telles que la nôtre.


Ces emplacements doivent être disposés de telle sorte que tout point situé en agglomération se trouve à moins d’un kilomètre de l’un au moins d’entre eux3.

Force est de constater qu’à Ressons-le-Long, cette dernière disposition réglementaire n’est pas respectée bien que parfaitement connue du maire.

Notre association s’est donc tournée vers le préfet, compétent dans le domaine, pour lui signaler ce manquement à la législation.
Le 14 février dernier, le préfet a donc gentiment informé le maire de notre requête en lui proposant l’aide des services de l’État…

A Ressons-le-Long, toutes les associations ne bénéficient pas des mêmes droits. Il y a celles qui ont droit de cité, celles qui sont mentionnées sur le site officiel de la mairie, celles qui sont subventionnées ou/et aidées, par l’affichage gracieux de leurs activités dans les vitrines officielles, par prêts gratuits de structures municipales (on danse souvent à la salle Saint-Georges !) …

Et puis, il y a l’association Ressons-le-Long Environnement à qui l’accès à l’information est interdit, contre laquelle des plaintes sont régulièrement portées et à laquelle la possibilité minimale légale de se faire entendre n’est pas offerte.

Fort heureusement, nous disposons du blog …

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1 – Code de l’environnement – Article L581-1
2 - Code de l’environnement – Article L581-13
3 - Code de l’environnement – Article R581-3

vendredi 17 février 2012

Trophée de plume















PARIS (AFP) - L'Association pour la protection des animaux sauvages1 a décerné mardi le trophée de "plume", récompensant une action positive en faveur de la nature, au créateur du journal La Hulotte, Pierre Déom, et celui de "plomb", pour "son apologie de la chasse", au présentateur de TF1 Jean-Pierre Pernaut.

Depuis une quinzaine d'années, ces trophées, mis sous cadre, sont décernés par les adhérents de l'ASPAS.

L'ASPAS, qui "dénonce les atteintes à la nature et encourage ceux qui œuvrent pour sa protection", a récompensé "l'écologiste d'avant l'heure" Pierre Déom, fondateur, unique rédacteur et auteur depuis 1972 des dessins de La Hulotte2 qui compte plus de 160.000 abonnés.

"Véritable mine d'informations sur la faune et la flore de notre pays, La Hulotte passionne ses lecteurs par son savoureux mélange de rigueur scientifique et d'humour", a déclaré à l'AFP Pierre Athanaze, président de l'ASPAS.

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dimanche 12 février 2012

Des dettes à rembourser










« Les gens normalement constitués », écrit un commentateur qui n’approuve pas notre action, et qui s’estime visiblement membre de la catégorie reine, c'est-à-dire dans le cercle fermé du landernau aux manettes, les gens normalement constitués, donc, approuvent et encouragent les projets du maire de Ressons-le-Long.



Cette affirmation n’engage que son auteur : un observateur enclin à adopter ce point de vue serait tenté de conclure que Ressons ne compte plus beaucoup d’habitants normalement constitués, beaucoup d’entre eux ayant manifesté leur opposition au lotissement ... - cf. une pétition signée massivement pendant l’hiver 2010. –
A condition, bien sûr, de supposer que « notre maire » aurait la science infuse , que son expérience et ses réussites dans le domaine administratif et commercial l’autorisent à se passer de l’avis de ceux qui l’ont élu, et l’autorisent également à les laisser dans l’ignorance de ses démarches souterraines.


A Bézu-Saint-Germain, à côté de Château-Thierry, où l’ancien maire a conduit des projets comparables (dans une situation économique pourtant moins inquiétante), les chiffres affichent une croissance de la population de près de 77% en 10 ans !
« Et encore les chiffres officiels sont faux », dit le maire actuel de Bézu.

- Génial, s’écrie notre commentateur « normalement constitué » ; le nouveau maire doit se frotter les mains !

Ben, justement, si le maire actuel éprouve quelque soulagement, c’est d’avoir pu bloquer d’autres projets qui attendaient encore dans les cartons.
Il n’en a pas moins sur les bras un lotissement en souffrance, une école construite en catastrophe, une cantine et une garderie pour lesquelles il a fallu contracter des emprunts.

« L’accroissement de la population n’a pas apporté l’argent escompté et aujourd’hui il faut rembourser les dettes » déclare –t-il dans l’article de l’Union du 25/01/2012.

Vous trouverez d’autres exemples aussi désastreux sur Internet.

Que vous soyez ou non normalement constitués, les dettes, il vous faudra bien y faire face.
A Gorgny, au Cleux, à la Vache Noire ! ...

Un cadeau empoisonné pour la future municipalité...

mercredi 8 février 2012

La fin justifie les moyens …








… et la « bonne guerre » continue.








Un adhérent1 de notre association a demandé par télécopie au maire de Ressons-le-Long la consultation des registres des délibérations du conseil municipal des années 2008 à 2011.

Comme cela est maintenant devenu son habitude, le maire Rébérot a jugé cette demande abusive et a refusé cette consultation.

La saisine de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, pour refus opposé par le maire, est donc devenue elle aussi, une habitude pour nos adhérents. Nous en sommes à la cinquième demande d’avis.

Interrogé par ladite commission, le maire a tenté de justifier son refus en prétextant un « comportement violent » du demandeur à l’égard des services municipaux (sic)2

Le simple fait qu’un adhérent de « Ressons-le-Long Environnement » s’intéresse aux affaires de la commune est donc jugé par le maire comme acte violent.
C’est bien connu, notre association ne serait qu’un « ramassis de terroristes » !

Pour l’heure, la CADA a émis le 26 janvier dernier, un avis favorable à la demande de « l’intéressé violent »3.

Le maire n’y a toujours pas obtempéré …

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1 – Il ne nous a pas semblé opportun de nommer cet adhérent.

2 – On peut s’étonner qu’une demande envoyée par télécopie puisse être « violente » !

3 – La réponse de la CADA est disponible sur simple demande à l’ARLLE.

dimanche 5 février 2012

Chantez à l'âne, ...






... il vous fera des pets.





Aucune de nos demandes de communication de documents administratifs de Ressons-le-Long n’a été satisfaite de façon amiable.

La bonne volonté ne s’est pas encore invitée à la table rébérote et la « bonne guerre »1 de l’information demeure un des principes de la gouvernance du maire de notre commune.

Fort heureusement, la CADA2 existe.
Nous sommes contraints d’y recourir maintenant systématiquement.
La dernière intervention de cette commission nous a permis d’avoir accès à l’échéancier prévisionnel annexé au bilan financier 2010 de l’aménagement de la Trésorerie3.

Notre demande initiale datait du 1er novembre 2011, et comme d’habitude Nicolas Rébérot faisait la carpe.
Suite à l’intervention de la CADA, le maire s’est donc senti obligé de numériser d’urgence (le 30 décembre 2011) le document sollicité et l’a mis en ligne dans le labyrinthe du site internet communal.

Nous comprenons mal l’attitude du maire : dès lors qu’un document est légalement communicable, il ne peut s’opposer à son libre accès.

Alors pourquoi attend-il les suppositoires de la CADA !

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1 – Voir sur ce blog l’article « C’est de bonne guerre » du 15 décembre 2011.
2 – Commission d’accès aux documents administratifs.

mercredi 1 février 2012

Vase communicant





Communiquer ?


Le dire, c’est bien.

Le faire avec impartialité, c’est mieux.




Les habitants de Ressons qui suivent depuis des mois le projet de lotissement dans le secteur de la Trésorerie , et plus particulièrement ceux qui ont tenu à être présents à la réunion publique du 12 décembre 2011, ont peu apprécié la prise de position sectaire de ce journal1 dans un article partisan dont les sources unilatérales n’ont rien à voir avec ce qu’il prétend être : un journal d’information.

Un journaliste qui se contente de reprendre au mot près les arguments, les contre-vérités, les mensonges utilisés depuis le début de la campagne d’urbanisation de la Trésorerie par le décideur, qui qualifie subjectivement d’« agressive » la foule des opposants sans chercher au moins à connaître si elle a des raisons qui justifient les protestations, n’est qu’un journal publicitaire.
Journal publicitaire n’est pas un terme infâmant, mais il est choquant de le voir faire la publicité du projet de Nicolas Rébérot, de le voir s’efforcer de discréditer dans toute la région les opposants à un projet qu’une partie importante du village réprouve et qui doivent bien aussi avoir de bonnes raisons pour le faire.

Les évoquer aurait été d’une grande élégance.

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1 – Le vase communicant – N°110 du 30 janvier au 12 février 2012

samedi 28 janvier 2012

Sous la neige ... les poireaux





Mamie prépare eun flamiche.


« Attends, Mamie, je vais t’aider ! »


Profitant de son jour de congé, Patricia est venue rendre « eun’ tiote visite » à sa mamie d’Arssons.


Quatre-vingt cinq ans, mais bien capable encore de te claquer le museau si tu dérailles ! Prends-la pas pour une bille, gamin !

Elle avait donc, avant que la neige ne les ait complètement recouverts, rentré une grosse botte de poireaux pour faire la flamiche traditionnelle.

Elle ressortit de la poubelle une publication illustrée qu’elle étala sur la table.

Quand Patricia y posa les poireaux, son attention fut attirée par une phrase étrange qu’elle relut à haute voix :

- Dis, Mamie, ça veut dire quoi ça : «les conseils de la vieillesse éclairent sans échauffer, et patati, et patata » ?

Mamie se contenta de hausser les épaules...

- Tu comprends ça, toi ? Ca me paraît débile ! Qui a pu écrire un truc aussi creux ?

-Là, je peux te répondre, ma p’tite Patricia : c’est un marquis, ma chère. Il s’appelait Vauvenargues et il écrivait des maximes. Tellement consternantes, d’ailleurs, que Voltaire lui a conseillé de supprimer les plus mauvaises. Deux cents qu’il a virées ! C’est pas rien !

Mais tu sais Patricia, le plus navrant, c’est pas qu’il ait gardé celle-là.

- Alors, c’est quoi, pour toi ?

- Pour moi, c’est de la répéter !

Mais Mamie avait mieux à faire :

- Écoute ben, m’tiot’ fille, et r’tiens bien c’que j’vas t’dire : Pour faire eun bonne flamiche comme celles que t’ n’arrière grand’mère Eugénie elle fesot, i t’faut :

- assez d’ pâte pour l’ dessous et l’ dessus,
- les blancs d’ porreaux finement émincés,
- les œufs sans les blancs,
- eul pot de crème,
- eul beurre,
- sel, poivre, muscade.

lundi 23 janvier 2012

L’abeille et la corneille



Ayant dansé tout le jour
L’anonyme troubadour
Court
Sur son écritoire,
Noire
Écrire un grimoire :
Il aurait vu au retour
Sur un arbre perché, haut,
Un corbeau !

La faute de l’anonyme
Sans conteste est minime.
Confondre corbeaux et corneilles
Serait banal errata
S’il n’avait  pris hélas les abeilles
Pour des aoûtats.

Pour faire son allégeance
Au maître de la séance
Encore faudrait-il
Ce ne serait pas inutile
Cacher son ignorance.

Pour défendre avec énergie
Mais avec le sourire,
Un rucher d’anthologie
Menacé de périr,
Je ne pouvais, sans précaution
Oratoire,
Dans mon réquisitoire
Évoquer la disparition.

Il me fallait un préambule.
Si vous le trouvez désespérément ...
Nul,
Ne poussez forts hurlements,
Ne levez pas les yeux au ciel.
Lisez ce billet qui traite sans fiel
Du miel.

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Qui, de nos  jours, ignore encore l’importance capitale des insectes pollinisateurs  ?

Au-delà de la production du miel, le rôle fécondant de l’abeille pour une très grande diversité de plantes, fleurs et arbres fruitiers est essentiel.
Les « mouches à miel » sont les meilleurs vecteurs de pollen et la diminution de leur population – statistiquement constatée – devient  inquiétante.
Déjà, certaines régions voient leur production fruitière diminuer inexorablement  dans les vergers et les jardins.

Les abeilles sauvages sont en péril. Leurs lieux de nidification – haies, bosquets … - sont en voie de disparition.
Aussi est-il nécessaire de maintenir en place les colonies d’abeilles domestiques, voire d’en implanter de nouvelles.

A la Trésorerie, un rucher cinquantenaire, créé par René Petit et repris par Pierre Gueudet, produit dans la quiétude d’une zone naturelle remplie de plantes mellifères, un miel d’excellente qualité1. Les Ressonnais ont donc une chance exceptionnelle : l’excellente pollinisation  de leurs cerisiers, pruniers, framboisiers et autres pêchers  est assurée …

Las !
L’aménagement d’un lotissement aussi démesuré qu’inutile avec des établissements à usage collectif et de nouvelles voies de circulation entrainerait fatalement – eu égard à la législation – la suppression du rucher de la Trésorerie.

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1 – Voir les fac-similés en bas de page de deux des nombreux diplômes obtenus pour ce rucher.

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Chez nous, un maire uniquement préoccupé par la recherche d’une gloire personnelle déjà bien entamée, ne saurait se soucier de la sauvegarde de la faune et de la flore : chaque mètre carré de terre qu’il convoite et arrache à son propriétaire est destiné à la stérilisation ;
sous la glèbe, le tout à l’égout ;
sur le sentier, le bitume ;
sur la jachère, le pavé autobloquant …

Alors, les abeilles, vous pensez ...

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Un bel exemple à suivre

160 communes wallonnes sur 262 ont répondu à l'appel du ministre wallon de l'Agriculture, Benoît Lutgen, qui proposait de s'engager durant trois ans dans la protection des abeilles.
La première année, les communes "Maya", du nom du projet, devront préparer le terrain pour favoriser la présence d'abeilles sur le territoire en plantant des haies, arbres fruitiers ou mellifères.
 L'année d'après, les communes devront incorporer au moins 20% d'espèces mellifères et réaliser un inventaire suivi d'une mise à disposition de sites pour les ruches.
 Enfin, la troisième année, les obligations des premières années seront maintenues et complétées par un "plan de réduction voire d'abandon de l'utilisation des pesticides".



jeudi 19 janvier 2012

Chapeau l’artiste !




Depuis qu’il est allé voir le spectacle de prestidigitation de la fête de l’école, le fils de Toni est intarissable sur le sujet.


Cinq ans est un âge merveilleux qui fait du plus élémentaire escamotage un tour de magie ; à plus forte raison quand l’artiste sort de son chapeau le pigeon imprévu qui se pose sur l’épaule de l’enfant.


Invité par son ami pour l’anniversaire du jeune admirateur de l’empalmage, le professeur Nanar est arrivé avec un petit paquet enrubanné qu’il a posé sur le guéridon de l’entrée sans rien dire.


La conversation ne tarda pas à dériver sur la nouvelle passion du petit Daniele, un prénom si léger, si doux à prononcer, lé plus beau prénom dé tous, dit Toni ...

- Le monsieur, il a montré le chapeau qu’il avait rien dedans et il a donné un coup de baguette magique et il y a avait un oiseau qui s’est envolé du chapeau ! Je l’ai vu. C’est vrai !

- C’était un pigeon !

- Oui, un beau pigeon, et il s’est posé sur ma tête.
Après, il a pris un journal, il a fait du feu avec le journal. Et il a montré le journal pas brûlé du tout et il a fait voir à tout le monde le journal, qu’il était pas brûlé du tout. Je voudrais bien savoir faire comme le monsieur ! 1

Alors, le professeur Nanar a dit à Daniele d’aller voir sur le guéridon.

Maria se mit à rire en le voyant s’acharner sur le ruban, puis elle lut à haute voix :

« COFFRET DE MAGICIEN – TOURS DE PRESTIDIGITATION » 2

Laissant l’enfant découvrir le contenu du coffret, Maria déclara en riant :

- Nous allons avoir bientôt un célèbre escamoteur dans notre beau village !

- Non, deux, rectifia le professeur Nanar. Deux. Car vous devriez savoir que nous en avons déjà un dont la carrière s’annonce brillante !

- De qui parlez-vous ? Vous nous faites marcher, professeur. Dites-nous son nom au moins !

- Je ne peux pas vous dire son nom ; vous savez que j’évoque ; je ne balance pas. Mais je peux vous aider à trouver. Surtout ne prononcez pas son nom quand vous aurez trouvé :
Voilà ce que je peux vous dire :
Il est capable de faire disparaître un individu. Hop, comme ça !

Et Nanar fit un petit geste entre le pouce et l’index.

- Il peut faire disparaître des dossiers complets.
Ou des feuillets.
Ou des plannings.

Et les faire réapparaître, comme ça, des semaines plus tard.
Ou des comptes-rendus après des années. Et personne n’a rien vu !
Enfin, si, quand même quelques-uns !
Vous trouvez, maintenant ?

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NDLR :
1 - C’est ce qu’on appelle une passe : disparition, substitution, apparition ...
2 - Mais en lisant la notice de ce petit coffret, vous allez vous instruire ; vous saurez ce qu’est un baron, le boniment, le débinage, bref, les ressorts de ce beau métier d’art qui demande le secret ... et la complicité de quelques accessoiristes...

dimanche 15 janvier 2012

On veut des vœux !





Il y avait foule pas plus tard qu’avant hier à la salle communale : tous brûlaient d’envie d’entendre encore une fois la bonne parole, le premier discours de l’année du premier magistrat de la commune phare du canton.



On craignait un peu la répétition de celui de l’an passé, qu’il ressemblât à celui de l’inauguration de la plaque étoilée, mais il n’en fut rien et on avait un peu interverti les paragraphes et le maire a bien parlé, endossant même, c’est assez culotté, les habits de Jaurès.

Certes, on n’attendait pas là ce défenseur des opprimés, ce farouche opposant au régime dictatorial de son temps, se risquant à dénoncer les « lois scélérates ».

Mais, bon, l’effet a été marqué à la culotte par des applaudissements chaleureux qui ont encouragé notre orateur à poursuivre dans cette voie : évoquant avec une émotion contenue les âmes solitaires, les personnes souffrantes et abandonnées, les démunis et ceux qui vont le devenir, les enfants du pays errant à l’orée du village sans trouver à se loger à cause de l’égoïsme de certains que je ne nommerai pas en ce jour de trêve, tous ces vieux qui seraient mieux dans une maison de retraite au lieu de se morfondre au logis ..., il conclut par ces paroles ésotériques empruntées à un journal satirique :

« Je vous ai fait des promesses. Je vous en ferai encore »

Une femme éclata en sanglots, brisée par l’émotion. Un enfant se mit à crier.

Galvanisé par l’enthousiasme général, un habitant, verre à la main, exécute un magistral entrechat avec double salto arrière. Sa voisine éclaboussée lui tombe dans les bras. On se congratule, on s’embrasse, on pleure, on rit. Le délire est total.

The last, but not the least, comme il dit chez nous, le maire monte sur un tabouret, tousse et réclame le silence :

« Mes amis, » dit-il, « mes très chers amis, en ce jour exceptionnel, je me permets de lever mon verre au nom de la fraternité et de la tolérance. »

La foule médusée retient son souffle...

« N’oubliez pas de rendre un vibrant hommage à nos adversaires dont j’ai toujours en secret admiré la combativité, la justesse de leur point de vue, leur désintéressement. « A vaincre sans gloire on triomphe sans péril » a dit le grand Corneille. J’ai honte en ce jour exceptionnel des expédients que j’ai dû employer pour leur tenir tête. « Dura lex, sed lex », comme je le dis toujours. Ce qui signifie que c’est moi que je suis le maire. 

Aussi, portons un toast à tous ceux que je n’ai pas invités mais que nous admirons dans le secret de notre cœur.

Et demain sera un autre jour.

Bonne ...nnée ! »

jeudi 12 janvier 2012

Arrêtez de jouer sur les mots !








Des mots pour convaincre, c'est-à-dire aussi bien pour expliquer que pour tromper.

URBANISATION DE LA TRÉSORERIE

Une interprétation officielle tente de vous faire miroiter les bénéfices que vous obtiendrez d’un projet tiré d’un chapeau, et la nécessité dans laquelle vous vous trouvez de l’accepter.

Le développement
Le maire, ses adjoints et conseillers municipaux veulent imposer un projet essentiellement axé sur l’augmentation de la population en imaginant on ne sait quelles retombées économiques ou financières à court terme.
Mais peut-on considérer que les 5 à 7 logements supplémentaires par an, pendant 10 à 12 ans, qu’on nous annonce maintenant en contradiction avec le projet de la SÉDA1 auraient un impact significatif sur les écoles ressonnaises ?

Contradiction notoire.

De même, l’installation de services sur le territoire de la commune n’est qu’une évocation purement gratuite n’ayant fait l’objet d’aucune étude connue.

D’autres arguments ?

Que pensez-vous de celui-ci ?
«  Depuis plus de 30 ans, ce secteur est destiné à l’urbanisation ».
M. Debosque relaie une justification inventée de toutes pièces dont nous n’avons trouvé nulle trace dans les archives. C’est commode, mais si l’argument était avéré, encore faudrait-il constater qu’il n’a pas été suivi de réalisations...
Propos infantiles que nos petits bambins évoquent ou balancent pour se disculper : « les autres y z’ont fait pareil ! ».

L’environnement
En phagocytant sans état d’âme la propriété d’autrui, le maire se voyait déjà légiférant à « l’hôtel de ville » d’une commune d’un millier d’habitants... Le projet demandait de la discrétion, l’indifférence générale, la confiance aveugle...
Mais il en fut autrement :
Une association, combattue âprement dès ses premiers vagissements, a décidé d’opposer sa vision du « bien vivre à Ressons » au rêve de grandeur de N. Rébérot.
Préserver un paysage typique reconnu comme exemplaire, un écosystème menacé, la qualité de vie offerte par un village harmonieux ; s’opposer à la confiscation arbitraire et injuste de leur biens personnels à des propriétaires ayant travaillé toute leur vie pour finir leur jours dans le lopin de terre dont ils rêvaient, voilà le « terrorisme » dont se rend coupable l’ARLLE, à telle enseigne qu’on essaie par tous les moyens offerts par la charge de maire de l’empêcher de s’exprimer.

Fantasme de « khmers verts » ?
Non, pas du tout : dénonciation par une association en phase avec les exigences de son époque, d’une politique à courte vue.
En effet, l’artificialisation des zones naturelles et agricoles compromet gravement l’avenir de notre descendance et elle est constamment dénoncée avec grande lucidité, par des élus - dont M. Balligand, député - , de nombreux médias et des associations internationales hors de tout doute lobbyiste.

Alors, messieurs et mesdames les élus, démontrez-nous, preuves et chiffres à l’appui, le « plus » que ce lotissement procurerait à la population de notre village, le profit que les habitants pourraient en obtenir maintenant, demain, dans 10 ans, dans 30 ans ...

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1 – Nous référant au compte rendu fourni par la SÉDA suite à la réunion du 24 octobre 2011, nous évaluons des prévisions de commercialisation qui s’élèveraient à environ 45 logements sur la période 2014 – 2016 soit le triple des annonces municipales !