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vendredi 14 mars 2014

Ultime provocation



Le choix de la vue ci-contre, quasiment identique à celle qui illustre le dernier bulletin municipal de mars 2014 est une nouvelle mystification de la part du maire Rébérot.

Ce magnifique paysage, vu de la Montagne, dont vous admirerez la beauté et l’harmonie, c’est justement celui-là même que le maire de Ressons-le-Long s’acharne depuis 2008 à défigurer en y projetant un lotissement de 134 logements, aux dernières nouvelles...

C’est cet espace champêtre de bois, de prairies, de champs cultivés qu’il s’est juré de bétonner malgré la désapprobation massive des Ressonnais, désapprobation dont il n’a jamais tenu le moindre compte, agissant dans l’ombre et usant de tous les artifices en son pouvoir pour étouffer les protestations et punir les opposants.

En 2008, le candidat Rébérot s’était bien gardé de révéler ses intentions.
En 2014, il est de nouveau d’une remarquable discrétion quant à l’urbanisation accélérée qu’il envisage et aux moyens d’y parvenir.

Ne nous y trompons pas : les projets extravagants sont plus que jamais inscrits à son programme.

Il faut une bonne dose de culot pour proposer à l’admiration du lecteur la photo d’un paysage encore intact pour faire croire qu’on aime son village et qu’on se porte garant de la protection du site, alors qu’on n’a qu’une idée en tête : le défigurer à jamais.

Dans le même temps, on reconnaît (voir le plan ci-dessous) qu’un  « aménagement paysager » fort coûteux sera nécessaire pour masquer la laideur de ce lotissement.

Rappelons que l’ARLLE se bat depuis sa création pour sauvegarder le caractère exceptionnel de notre beau village, son attrait touristique, sa qualité de vie, présentement menacés de disparition.


Pensez-y… !




samedi 4 janvier 2014

A plat !











Il avait tout révisé : bougie, vis platinées, filtre à air et même donné un coup de soufflette dans le « gigleur » comme dit son cousin Gaston.

Gaston qui lui avait aussi conseillé de mettre 100 à 200 grammes de plus dans les boudins.

Il avait précisé :

« Sûr que tu vas sautiller un peu plus sur les nids de poules, ça fait pas un pli, mais tu vas gagner 5 kilomètres au bas mot ! »

« Faut voir », avait répondu Toni, séduit par la relativité ...

En rentrant du chantier, histoire de voir si la bleue avait profité des soins prodigués, il fait un crochet par la rue du radar, le machin qui sert aux gamins de l’école à tester leurs performances à vélo...

Un bon coup de pédales pour aider la bête, et allez, poignée dans le coin ! Toni fonce, plein gaz  et d’espoir !

Cruelle déception : Telle sœur Anne au plus haut de la tour guettant le frère espéré dans le chemin qui poudroie, l'arbre de Noël dynamique ne voit rien venir !
Aucun signe de son passage en trombe !

Pas même un petit nombre, un petit 30 dont Toni se serait contenté. Rien, quoi !

Un deuxième passage ne fait qu'augmenter le désarroi de notre ami.

«  Ma bleue serait-elle, en dépit de mes efforts éclairés, à ce point victime de l’obsolescence programmée ? » demande Toni à son cousin mécano.

«  Qu’est-ce que t’es ballot, l’Ancien ! Attends l’été pour tester ta grosse cylindrée. Ton truc, il fonctionne qu’au soleil ! »

Sur le coup, Toni se sentit à la fois rasséréné, mais quand même un peu ... comme la lune.

Moralité : Installé pour contrôler la vitesse, le truc n’a dénoncé que ... la précipitation.

Ne pas confondre !

Crédit photographique : Rapport d'activité du conseil municipal - Août 2013 - Sécurité routière (page 10)

mercredi 21 août 2013

Obstacles urbains











L’espace public doit pouvoir permettre à tout à chacun de se déplacer dans un cadre sécurisant et sécurisé.


Aussi, le trottoir est-il investi de la fonction essentielle d’accorder à l’ensemble des piétons, quelles que soient leurs aptitudes, une zone de circulation sûre et confortable.


Selon le Code général des collectivités territoriales, il est du rôle de l’autorité de police municipale d’assurer « la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques »1, afin notamment de protéger les passants.


Il semblerait qu’à Ressons-le-Long, le maire n’ait pas bien pris la mesure des responsabilités qui lui incombent en faisant installer sur les trottoirs des superbes obstacles urbains obligeant les piétons tenus par le Code de la route d’utiliser le trottoir2, à descendre sur la chaussée, s’exposant par là même aux dangers de la circulation automobile.

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1 – CGCT, article L.2212-2, 1°
2 – Code de la route - Article R412-34
I. - Lorsqu'une chaussée est bordée d'emplacements réservés aux piétons ou normalement praticables par eux, tels que trottoirs ou accotements, les piétons sont tenus de les utiliser, à l'exclusion de la chaussée. Ces dispositions ne s'appliquent pas aux aires piétonnes et aux zones de rencontre.
I bis. - Les enfants de moins de huit ans qui conduisent un cycle peuvent utiliser les trottoirs ou accotements, sauf dispositions contraires prises par l'autorité investie du pouvoir de police, à la condition de conserver l'allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons.
II. - Sont assimilés aux piétons :
1° Les personnes qui conduisent une voiture d'enfant, de malade ou d'infirme, ou tout autre véhicule de petite dimension sans moteur ;
2° Les personnes qui conduisent à la main un cycle ou un cyclomoteur ;
3° Les infirmes qui se déplacent dans une chaise roulante mue par eux-mêmes ou circulant à l'allure du pas.
[…]

dimanche 24 février 2013

Au nord, c’étaient les corons






Et j’avais des terrils à défaut de montagnes1





On était au XIX° siècle ; les critères relatifs à l’environnement, au confort, à l’esthétique étaient très différents, peu exigeants.

Les mineurs devaient être logés au plus près des puits, nombreux et au moindre coût … pour être exploités au maximum.

Au XXI° siècle, on urbanise à tout va pour d’autres raisons plus ou moins avouables et justifiées.

Dans un charmant village, jusqu’alors préservé, il suffit d’un ambitieux inculte et arrogant, seulement soucieux de marquer son passage dans la commune, pour créer une catastrophe paysagère et sociologique irréversible.

Catastrophe si flagrante qu’on n’ose la porter à la connaissance de l’ensemble de la population dans le bulletin municipal, et pas davantage sur le site de la mairie : juste sur un site qui n’est pas en principe dévolu à l’information officielle d’un magistrat : facebook, le site des amis qui ont des amis…

De fait, ce sont les «  amis » et les obligés qui applaudiront !

Voyez ci-dessous le plan du projet de verrue urbanistique que nous a pondu, à grands frais, la SEDA et qui aurait, soi-disant, fait l’objet d’une « concertation avec les habitants et les associations locales ».

Ce splendide alignement de maisons mitoyennes, ces gracieuses barres de logements (phase 1), ce serait pour l’année prochaine !

L’ARLLE invite les responsables de ce choix à s’exprimer, sur facebook (cliquer sur le lien ci-dessous) ou sur notre blog.

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1 – Qu’on ne s’y trompe pas, votre serviteur ayant vécu sa tendre jeunesse dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, n’a aucune aversion pour les corons et ses habitants.
(Psit, le vers est de Pierre Bachelet – 1982.)




mercredi 9 novembre 2011

Odontostomatologie rurale




A en croire l’autorité locale1, Ressons-le-Long aurait un problème dentaire. C’est ce dont veulent nous persuader le maire Rébérot et la SEDA.


Ressons-le-Long souffrirait, parait-il, de dents creuses.



Qu’est ce qu’une dent creuse ?

En termes d’urbanisme, c’est un espace urbain réduit non bâti situé entre deux zones bâties.
On3 appréciera au passage, le langage poétique des urbanistes et la connotation négative2 donnée à ces espaces libres !


A priori, nous considérons donc que cette définition « urbaine » ne s’applique pas à un petit village rural comme le nôtre.
L’évocation de « dent creuse » à propos de la Trésorerie, 60 000 mètres carrés situés en zone humide, agricole ou naturelle boisée est pour le moins fallacieuse.
Une véritable imposture !

Certes, en cherchant bien dans la partie agglomérée de la route départementale qui traverse Ressons-le-Long dans toute sa longueur, on3 pourrait dénicher quelques petites « dents creuses ». Certaines sont d’ailleurs des terrains à bâtir à vendre.
Mais leur remplissage n’est nullement obligatoire, même au regard du SCOT4.

Quant à l’argument esthétique, il ne tient pas la route.
L’irrégulier n’est pas forcément laid : les « dents du bonheur »  de Vanessa  Paradis n’ont fait qu’ajouter à son charme et ont probablement aidé Jane Birkin à  ensorceler Gainsbourg.

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1 – Voir : « Document programme de la procédure de passation d’un traité de concession d’aménagement d’une zone à vocation d’habitat sur le secteur de la Trésorerie à Ressons-le-Long » - Extrait en bas de page.

2 -  Le choix d’un terme péjoratif n’est pas innocent ; il suggère implicitement une disgrâce dont nous ne serions pas conscients et que le maire se voit contraint de corriger. Le sourire Colgate ?

3 - Le commun des mortels

4 - Schéma de cohérence territoriale



vendredi 22 juillet 2011

Ô lavoir !

Belle mise en valeur : pierre bien blanche, transformateur électrique et bac à fleurs (brevet Nicolas Rébérot)

mardi 12 juillet 2011

Joli pot de fleurs

Ressons-le-Long participe au concours des villes et villages fleuris.
Pour inciter les habitants à fleurir leur cadre de vie, la commune montre l'exemple.