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samedi 19 septembre 2015

Le paysage : notre patrimoine commun …











Voilà une riche idée que de profiter des journées du patrimoine pour exposer la maquette du lotissement voulu par le maire dans la charmante église de Ressons-le-Long, monument classé du XIIème siècle, si belle dans sa sobriété.

Le visiteur curieux pourra ainsi comprendre de visu l’atteinte définitive au paysage que représente cette grosse excroissance (pompeusement baptisée éco quartier) au flanc d’un village-rue typique du Soissonnais.

Outre que cette maquette est aussi laide que le nouveau quartier qu’elle représente (laide et inexacte puisque l’environnement boisé des maisons existantes n’est même pas représenté - pour les dévaloriser, sans doute - et que la hauteur des constructions prévues est très sous-estimée), elle met bien en valeur la démesure et l’incongruité du projet (96 logements ajoutés d’un bloc à un village de 760 habitants qui s’étire sur 6 km !).

Les visiteurs pourront, en prime, apprécier aussi la décoration du carrefour voisin de l’église : un totem géant aux couleurs criardes et au slogan ridicule, aussi révélateur que le lotissement de la personnalité du décideur.

Hélas, maintenant que l’Hôtel de Ville a déménagé au 5 place de la Fontaine (voir le site de l’association des Maires de France) il n’y a plus guère d’espoir de retour à la raison et au bon goût.






vendredi 14 mars 2014

Ultime provocation



Le choix de la vue ci-contre, quasiment identique à celle qui illustre le dernier bulletin municipal de mars 2014 est une nouvelle mystification de la part du maire Rébérot.

Ce magnifique paysage, vu de la Montagne, dont vous admirerez la beauté et l’harmonie, c’est justement celui-là même que le maire de Ressons-le-Long s’acharne depuis 2008 à défigurer en y projetant un lotissement de 134 logements, aux dernières nouvelles...

C’est cet espace champêtre de bois, de prairies, de champs cultivés qu’il s’est juré de bétonner malgré la désapprobation massive des Ressonnais, désapprobation dont il n’a jamais tenu le moindre compte, agissant dans l’ombre et usant de tous les artifices en son pouvoir pour étouffer les protestations et punir les opposants.

En 2008, le candidat Rébérot s’était bien gardé de révéler ses intentions.
En 2014, il est de nouveau d’une remarquable discrétion quant à l’urbanisation accélérée qu’il envisage et aux moyens d’y parvenir.

Ne nous y trompons pas : les projets extravagants sont plus que jamais inscrits à son programme.

Il faut une bonne dose de culot pour proposer à l’admiration du lecteur la photo d’un paysage encore intact pour faire croire qu’on aime son village et qu’on se porte garant de la protection du site, alors qu’on n’a qu’une idée en tête : le défigurer à jamais.

Dans le même temps, on reconnaît (voir le plan ci-dessous) qu’un  « aménagement paysager » fort coûteux sera nécessaire pour masquer la laideur de ce lotissement.

Rappelons que l’ARLLE se bat depuis sa création pour sauvegarder le caractère exceptionnel de notre beau village, son attrait touristique, sa qualité de vie, présentement menacés de disparition.


Pensez-y… !




mercredi 29 janvier 2014

Le bouclier arverne



















Il doit disparaître.

Quoi donc ?

Le monument érigé en 1924 pour faire honneur aux soldats morts pour la patrie.
Rassurez-vous, il va réapparaître, mais pas vraiment pour la gloire de soldats tombés au champ d’honneur.
Pour l’instant, le soldat de 14 a bien résisté. A plusieurs reprises, il s’est échappé de ses liens. Pour l’instant, il défie encore le lien et l’étranger impuissant.

Outragé ! Martyrisé ! Mais libéré par lui-même, en quelque sorte !

Pour l’automobiliste de passage, c’était tout à l’heure l'étonnement : caméra, voitures, figurants, des parapluies comme s’il en pleuvait, un monument à demi déshabillé, attroupement inhabituel... Tout cela ne ressemblerait-il pas au tournage d’une scène de cinéma ?

« Cinéma » : c’est le mot qui vient tout de suite à l’esprit, comme le plus évident, le plus vraisemblable, ... A la réflexion, il apparaît qu’il n’est pas si mal tombé.
Déménager en catimini un monument érigé là selon la volonté populaire, sans seulement demander l’avis de ses administrés et plus encore en méprisant l’avis de ceux qui s’en offusquent, juste pour épater la galerie, n’est-ce pas là ce qu’on nomme «faire son cinéma ? »

Malheureusement, trouver le bon titre ne sera pas chose aisée, les plus adaptés à la situation n’étant plus disponibles. Ainsi donc, il nous faudra oublier :
- Le Mépris,
- Le Grand Alibi,
- Les Sentiers de la Gloire,
- …

En attendant,
« Papy fait de la résistance » serait bon choix.


vendredi 24 janvier 2014

Elle est chouette, ma mémé !














Moi, j’aime bien aller chez ma mémé ! Ma mémé, elle me raconte plein de trucs de quand qu’elle était jeune. Elle me cause des gens qu’elle a connus du temps qu’elle portait le courrier avec son vélo. Sûr qui y en a pas mal qui dorment maintenant dans la terre ... comme son grand-père à elle, sauf qu’on sait pas bien où ?


Sûr, il est sur une plaque, avec les autres, tous ceux du village qui ont péri comme lui... Elle dit comme ça que ça la console pas d’avoir pas connu son grand-père et surtout d’avoir vu si souvent sa grand-mère pleurer, mais qu’est-ce que tu veux y faire ?


Je lui dis : «  Mémé, arrête ! T’es trop obsédée par le passé ! »

« Bis repetita non placent » qu’elle me fait.

Elle croit peut-être que je comprends pas : c’est un truc que j’ai lu dans les pages roses de son vieux dico. Ça veut dire que je radote.


« Oooh, Mémé, fâche-toi pas ! C’est juste quand même trop une langue morte ! »

Elle a regardé en direction du plafond, un petit moment ...

« Parlons d’autre chose », elle a soupiré, « on se fâcherait ! »

« Ouais », j’ai crié. « Gabin, dans le Cave ! Super ! Je connais ! »


Ma mémé, elle adore les vieux films du temps passé. Gabin, elle kiffe un max. Pardon, je veux dire qu’elle est un peu trop tournée vers le passé, comme je lui dis toujours ...

Du coup, pour éviter l’affrontement, je lui ai causé qu’il était question qu’on allait le déménager pour le mettre mieux en valeur son monument qu’elle a en photo dans son album du temps passé. « Même qu’y aura des lumières pour qu’on le voie bien en entrant dans le parking », j’ai précisé.


« Chouette, non ? »


Au lieu de me répondre «  Super », comme j’attendais, elle a encore levé les yeux vers le plafond où qui y avait rien.


Juste le plafond.


Puis, elle est allée chercher son vieil album avec une couverture en cuir tout usée. Elle a sorti la photo et me l’a collée sous le nez :

« Regarde bien, cervelle ramollie, regarde la foule ; c’était en 24. Y avait là tous les gens de ton village, ceux qui avaient perdu un père, un fils, un ami, un voisin. C’est sur ce bout de terre qu’ils avaient choisi de rendre hommage aux disparus.

Pour toujours.

Et pas sur un parking ... »


Alors, j’ai bien regardé et j’ai dit : «  Arrête, mémé. T’as raison. J’avais pas bien vu jusqu’à présent. »

« Regarder et voir, c’est deux choses différentes1» a-t-elle ajouté.


Alors, en passant, tout à l’heure, je me suis arrêté pour relire tous les noms des victimes honorées par la ferveur populaire en 1924 et qu’on projette de déménager comme une étagère pour meubler le vestibule...

« Adorner2 un parking ! », j’ai pensé. « C’est ça qu’on appelle être dynamique et tourné vers l’avenir. »


Tiens, je commence à penser comme ma mémé...



                                                                                 Stéph

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1 – En référence à Oscar Wilde – Le mari idéal

2 - Embellir, décorer. C’est un vieux mot. Ma mémé, elle aime les vieux mots ...








dimanche 24 février 2013

Au nord, c’étaient les corons






Et j’avais des terrils à défaut de montagnes1





On était au XIX° siècle ; les critères relatifs à l’environnement, au confort, à l’esthétique étaient très différents, peu exigeants.

Les mineurs devaient être logés au plus près des puits, nombreux et au moindre coût … pour être exploités au maximum.

Au XXI° siècle, on urbanise à tout va pour d’autres raisons plus ou moins avouables et justifiées.

Dans un charmant village, jusqu’alors préservé, il suffit d’un ambitieux inculte et arrogant, seulement soucieux de marquer son passage dans la commune, pour créer une catastrophe paysagère et sociologique irréversible.

Catastrophe si flagrante qu’on n’ose la porter à la connaissance de l’ensemble de la population dans le bulletin municipal, et pas davantage sur le site de la mairie : juste sur un site qui n’est pas en principe dévolu à l’information officielle d’un magistrat : facebook, le site des amis qui ont des amis…

De fait, ce sont les «  amis » et les obligés qui applaudiront !

Voyez ci-dessous le plan du projet de verrue urbanistique que nous a pondu, à grands frais, la SEDA et qui aurait, soi-disant, fait l’objet d’une « concertation avec les habitants et les associations locales ».

Ce splendide alignement de maisons mitoyennes, ces gracieuses barres de logements (phase 1), ce serait pour l’année prochaine !

L’ARLLE invite les responsables de ce choix à s’exprimer, sur facebook (cliquer sur le lien ci-dessous) ou sur notre blog.

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1 – Qu’on ne s’y trompe pas, votre serviteur ayant vécu sa tendre jeunesse dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, n’a aucune aversion pour les corons et ses habitants.
(Psit, le vers est de Pierre Bachelet – 1982.)




dimanche 17 février 2013

Révision du PLU : ce qui nous pend au nez









Une semaine s’est écoulée depuis la réunion publique retorse du lundi 11 ...



Ce délai de réflexion n’a en rien entamé notre conviction d’avoir été les témoins d’une tentative minutieusement préparée de manipulation d’opinion.

Qu’avons-nous appris que nous ne savions déjà ?

·         Madame Géogram nous a expliqué ce qu’est un plan local d’urbanisme et décrit en long et en large la procédure légale.

·         Puis, nous avons eu droit aux mensonges et aux fadaises éculées que nous entendons depuis 2010 :

- que le projet de lotissement de la Trésorerie existe depuis 36 ans ; INTOX !1

- que nous jouissons d’une situation géographique favorable située « entre deux bassins d’emplois  relativement important » (Nous pensions à Rouen et Reims ... Non, il s’agit en fait de Compiègne et Soissons !)

- que nous bénéficions d’une dynamique démographique notable (Ben oui, ça va, ça vient !)

- que la Vache Noire est « un noyau de développement économique » ! (Oui, ça circule beaucoup ... sur la RN 31. Pas faux ! )
- que nous avons " un bon niveau d'équipements publics " (une cabine téléphonique, quelques abris-bus, un parcours santé qu'il faudra bientôt démonter ...)

- que nous profitons d’une qualité paysagère tellement remarquable – que l’on devrait la préserver ! - …


Les objectifs affichés de cette révision du PLU étant sa mise en conformité avec le projet de lotissement – de lotissement, j’ai bien dit ! – d’une centaine de logements sur le seul secteur de la Trésorerie, ainsi que la création d’une zone commercio-artisanale à l’entrée ouest du CD1160, c’est la destruction paysagère inutile de deux entrées de village par la nationale qui est programmée, ainsi que le sabotage irréversible de l’extraordinaire vue depuis la Montagne.

Ainsi Ressons-le-Long aurait un peu plus de points communs avec Trosly-Breuil, Cuise-la-Motte ou Mercin et Vaux.



Voilà le souvenir que nous laisserait l’équipe Rébérot !

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1 - Cet argument rabâché inlassablement se retourne contre son utilisateur : l’idée d’implanter des constructions dans le Marais s’est avérée rapidement être une bien mauvaise idée et l’équipe en place a eu en ce temps-là l’intelligence et la sagesse de l’abandonner sans dépenser un kopek.

samedi 15 septembre 2012

Le site de la Croix Saint-Pierre sauvé de la défiguration




« Il est temps, aujourd'hui, de prendre la réelle mesure de l'importance du patrimoine pour notre équilibre économique, social et culturel. »
Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication

Journées Européennes du Patrimoine
Les patrimoines cachés


Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, la Croix Saint-Pierre se situe avant d’arriver à la ferme de la Montagne à gauche, aussitôt passé le hangar, sur le territoire de Ressons-le-Long.

C’est une croix de carrefour romane, probablement du XIème siècle, constituée d’une colonne en pierre carrée de deux mètres cinquante de hauteur sur laquelle court en zigzag un chevron brisé et cantonné à ses angles de quatre colonnettes. Le couronnement en est moderne.

Autrefois on venait en pélerinage à la Croix Saint-Pierre pour les enfants qui ne marchaient pas parfaitement : on mettait autour de la croix des liens dont on avait ceint préalablement les malades.

Le site de la Croix Saint-Pierre a été menacé dernièrement de nuisance visuelle.
Françoise Brin, maire honoraire de Ressons-le-Long, membre de l’ARLLE, au cours d’une réunion de conseil municipal a pris connaissance de l’extension du réseau électrique de la Montagne avec pose d’un nouveau transformateur dans le champ de visibilité de la Croix Saint-Pierre et s’en est vivement émue.
Elle a fait aussitôt appel à la Société Historique de Soissons pour signaler son désaccord.
Une réunion de concertation a alors eu lieu entre la commune, l’USEDA1, les partenaires des travaux et les riverains.
Une solution satisfaisante a été trouvée. Le transformateur sera donc installé un peu plus loin pour ne pas défigurer ce beau site.

Sachons, par notre vigilance, sauvegarder notre patrimoine, richesse de notre cher village.

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1 – Union des Secteurs d’Énergie du Département de l’Aisne