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samedi 19 septembre 2015

Le paysage : notre patrimoine commun …











Voilà une riche idée que de profiter des journées du patrimoine pour exposer la maquette du lotissement voulu par le maire dans la charmante église de Ressons-le-Long, monument classé du XIIème siècle, si belle dans sa sobriété.

Le visiteur curieux pourra ainsi comprendre de visu l’atteinte définitive au paysage que représente cette grosse excroissance (pompeusement baptisée éco quartier) au flanc d’un village-rue typique du Soissonnais.

Outre que cette maquette est aussi laide que le nouveau quartier qu’elle représente (laide et inexacte puisque l’environnement boisé des maisons existantes n’est même pas représenté - pour les dévaloriser, sans doute - et que la hauteur des constructions prévues est très sous-estimée), elle met bien en valeur la démesure et l’incongruité du projet (96 logements ajoutés d’un bloc à un village de 760 habitants qui s’étire sur 6 km !).

Les visiteurs pourront, en prime, apprécier aussi la décoration du carrefour voisin de l’église : un totem géant aux couleurs criardes et au slogan ridicule, aussi révélateur que le lotissement de la personnalité du décideur.

Hélas, maintenant que l’Hôtel de Ville a déménagé au 5 place de la Fontaine (voir le site de l’association des Maires de France) il n’y a plus guère d’espoir de retour à la raison et au bon goût.






samedi 20 septembre 2014

La dernière imposture

Parce qu’un paysage ou une forêt font autant partie de notre bien commun qu’une cathédrale gothique, les journées du patrimoine feront rimer cette année biens culturels et sites naturels ...

En-tête de l'affiche exposée dans le hall de la mairie de Ressons-le-Long

 Ils ne se sont pas bousculés, les habitants invités cet été à participer à la réalisation de la maquette du lotissement de la Trésorerie !
Faire croire à leur adhésion est un mensonge de plus : en fait, quelques conseillers ont dû s’y coller, faute de volontaires motivés !1
Cette maquette, réclamée lors des 2 réunions publiques fin 2011 et réalisée 3 ans plus tard vidée de son contexte ne présente plus le moindre intérêt pour les habitants de Ressons :
Elle ne présente au public qu’un lotissement démesuré - résultat des élucubrations d’un aménageur soucieux de rentabilité et d’un maire uniquement préoccupé de son égo - lotissement aussi laid que tous les lotissements et qui défigurerait à tout jamais notre beau village.
Tardif, laborieux, concocté  avec le secours de quelques astuces, ou tricheries qui crèvent les yeux :

Le quartier résidentiel existant, si verdoyant, arboré, harmonieux , est figuré par un à-plat gris, sinistre et vide, alors que  la taille des arbres figurés dans le nouveau quartier ne pourrait être atteinte, si les engagements étaient tenus, que dans une trentaine d’années … !

- La hauteur  des maisons est nettement minimisée sans pour autant faire oublier la laideur des « barres », particulièrement choquante dans un coin de campagne.

 - Qui pourrait croire au vu de cette excroissance  que ce lotissement s’intégrerait à un village-rue typique du Soissonnais ?

Le paysage ressonnais vu de la Montagne est cité en exemple comme un des plus beaux de la région ; il participe largement à l’attrait touristique du village au moins autant que l’architecture.

Ne manquez pas, à l’occasion des journées du patrimoine, de vous en emplir les yeux : sa disparition est programmée.
Elle n’est pas inéluctable ; il est encore temps de s’insurger contre cette atteinte à notre patrimoine commun.

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1 - On retiendra qu’un authentique « volontaire » ne faisant pas partie du cercle rapproché avait proposé son aide : son éviction n’a pas tardé !

mercredi 6 août 2014

Un rapport à lire …


… attentivement !


Le commissaire enquêteur a remis dernièrement son rapport et ses conclusions concernant la déclaration d’utilité publique du projet de lotissement de la Trésorerie.


Ce rapport est consultable en mairie, ainsi qu’auprès de l’association.



vendredi 14 mars 2014

Ultime provocation



Le choix de la vue ci-contre, quasiment identique à celle qui illustre le dernier bulletin municipal de mars 2014 est une nouvelle mystification de la part du maire Rébérot.

Ce magnifique paysage, vu de la Montagne, dont vous admirerez la beauté et l’harmonie, c’est justement celui-là même que le maire de Ressons-le-Long s’acharne depuis 2008 à défigurer en y projetant un lotissement de 134 logements, aux dernières nouvelles...

C’est cet espace champêtre de bois, de prairies, de champs cultivés qu’il s’est juré de bétonner malgré la désapprobation massive des Ressonnais, désapprobation dont il n’a jamais tenu le moindre compte, agissant dans l’ombre et usant de tous les artifices en son pouvoir pour étouffer les protestations et punir les opposants.

En 2008, le candidat Rébérot s’était bien gardé de révéler ses intentions.
En 2014, il est de nouveau d’une remarquable discrétion quant à l’urbanisation accélérée qu’il envisage et aux moyens d’y parvenir.

Ne nous y trompons pas : les projets extravagants sont plus que jamais inscrits à son programme.

Il faut une bonne dose de culot pour proposer à l’admiration du lecteur la photo d’un paysage encore intact pour faire croire qu’on aime son village et qu’on se porte garant de la protection du site, alors qu’on n’a qu’une idée en tête : le défigurer à jamais.

Dans le même temps, on reconnaît (voir le plan ci-dessous) qu’un  « aménagement paysager » fort coûteux sera nécessaire pour masquer la laideur de ce lotissement.

Rappelons que l’ARLLE se bat depuis sa création pour sauvegarder le caractère exceptionnel de notre beau village, son attrait touristique, sa qualité de vie, présentement menacés de disparition.


Pensez-y… !




samedi 31 août 2013

Questions / Réponses









Figurez-vous, administrés ignorants, que l’urbanisation de la Trésorerie (entre 90 et 100 logements dans les prochaines années) avec bétonnage au nord comme au sud, enfermant une zone humide et boisée « à préserver » (sic), va en améliorer la faune et la flore. Voir le bulletin municipal Spécial écoquartier – Juillet 2013 – Dernière page.

Le maire l’affirme, mais de quelle compétence, de quelle expérience peut-il se targuer pour évaluer la situation, pour discourir sur le sujet ? On s’interroge ...

On s’interroge aussi sur l’étude faune-flore réalisée par la SÉDA2 ; bâclée, plus exactement : le recensement des espèces d’oiseaux, de chauves-souris (espèces protégées) est très incomplet l’ARLLE n’a cessé de le dénoncer ; elle n’a pas été écoutée.

Les scientifiques du monde entier s’accordent sur cette constatation que l’urbanisation appauvrit dans un premier temps les milieux naturels, et, à terme, elle les détruit. La modification de l’espace libre, la suppression des couloirs biologiques, le bruit, la circulation automobile ... en sont les causes les plus évidentes ; à quoi on pourrait ajouter le manque de civisme, cheval de bataille évoqué à maintes reprises par le maire quand l’argument peut le servir, mais qui passera aux oubliettes dans le cas qui nous préoccupe.

La DREAL1 de Picardie, dont la compétence ne peut être mise en doute, a émis dans son rapport un avis défavorable quant au phasage du projet. ; la « remise en état » de la zone humide (les termes en disent assez sur les dégâts à venir) n’ayant été prévue qu’en toute fin de période.

A qui vous plaindrez-vous si elle négligée, ou si elle n’a pas été réalisée ?

Mais le maire a la science infuse. Le maire sait : il vous pose des questions ; il vous offre les réponses. Le maire décide pour vous : aurait-il dans ses bagages quelque état de service ignoré, quelque diplôme caché lui donnant le droit de trancher ?



Et le meilleur est pour la fin, the last but not the least :

« ... il ne sera pas prévu de construire à outrance comme aurait pu le faire un promoteur » (fin de citation).

Ben vrai !

La SÉDA2 n’est pas un promoteur ?

Elle va faire comment, la SÉDA ?

Coller une centaine de logements dans le paysage, ce n’est pas construire à outrance, ça ?



Monsieur le maire nous prendrait-il pour des veaux ?
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1 – Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement

2 – Société d’Équipement du Département de l’Aisne





lundi 26 août 2013

S comme …







S comme Sondage …

S comme Supercherie






Les Ressonnais ont pu découvrir, pendant la semaine du 15 août, dans leur boîte à lettres, un bulletin municipal « Spécial écoquartier », bulletin proposant un sondage.



Certains, des plus avertis, se sont étonnés qu’un sondage aussi « léger » puisse être proposé si tardivement sur un sujet aussi important.

En effet, depuis plus de sept mois, le 21 janvier 2013, le conseil municipal a clos et tiré officiellement bilan de la concertation – contestable – portant sur le projet de lotissement « écoquartier » de la Trésorerie.

Oui, à notre avis cette concertation était contestable, car très insuffisante, et c’est à ce titre que l’ARLLE a déposé un recours auprès du Tribunal Administratif d’Amiens1 dans l’optique de provoquer à terme une véritable concertation avec toutes les personnes physiques et morales concernées, à commencer par l’expression avérée du besoin, donc de l’opportunité du projet.

Il n’est pas interdit de penser que notre recours puisse être à l’origine du sondage faisant objet du présent débat.



Pour être valable, un sondage doit être effectué par un organisme indépendant, selon un cahier des charges et des règles précises.

Or le sondage proposé dans le bulletin municipal de juillet 2013, concernant l’urbanisation de la Trésorerie2 est organisé par le maire et lui seul :

·         Choix des questions ;

·         Réception des réponses ;

·         Dépouillement ;

·         Interprétation.



Quel crédit peut-on apporter à cette opération ? Et dans quel but ?



Si sondage il y a, il doit évidemment, être préalable à toute décision3.

Or sur le projet qu’il a lancé en 2009, ce n’est qu’en 2013, soit 4 ans plus tard, que le maire songe à s’enquérir de l’opinion des Ressonnais, sans préciser qu’il a signé en mars 2010 une concession à l’aménageur, la SÉDA sur des terrains privés n’appartenant pas à la commune.



Le projet qui bouleversera de façon irréversible et la physionomie du village et sa composition socioculturelle n’ayant pas été annoncé par le candidat Rébérot en 2008, le maire Rébérot , sans doute élu grâce à cette regrettable omission, aurait dû en référer aux Ressonnais AVANT toute initiative.

Le sondage qu’il propose n’est donc qu’une supercherie, un simulacre de démocratie, et ne présente aucun intérêt : il n’aura aucune valeur.
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1 – Requête enregistrée le 27 février 2013 sous le numéro 1300593-4 demandant annulation de la délibération municipale n° 2013-031 du 21 janvier 2013 – Affaire en cours : nous n’avons reçu le mémoire en défense de l’avocat de la commune que le 24 juillet dernier.
 2 – Voir le fac-similé ci-dessous.
 3 N.D.L.R. : il est tout à fait incohérent de demander aujourd’hui aux sondés s’ils sont favorables au projet (voir question 3.10) alors que les dés sont jetés depuis longtemps !

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dimanche 24 mars 2013

Une réunion pour la forme










Ayant demandé à participer en tant que membre de Paysages de France1 aux réunions concernant la révision du P.L.U., notre association, l’ARLLE, représentée par sa présidente - le trésorier ayant été récusé par le maire -, a été invitée à une réunion en mairie le 18 mars 2013 à 14 heures.

Surprise : la réunion technique avait eu lieu le matin même avec les agriculteurs ...


Donc, se trouvaient uniquement en mairie :
  • - Le maire et 4 conseillers municipaux ;
  • - Madame Devorsine représentant le bureau d’études Geogram ;
  • - Et moi-même !

De « personnes associées », que je m’attendais à trouver, point ...


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Madame Devorsine présente le plan de zonage à peine remanié depuis la réunion publique (une petite parcelle retirée du projet à la Vache Noire ; une petite parcelle ajoutée à Gorgny.)

Je rappelle l’opposition de l’ARLLE à l’implantation d’un lotissement à la Trésorerie : projet démesuré destructeur de terres agricoles et d’une zone humide, dont l’impact paysager est catastrophique, sur des terrains privés qu’il faudra exproprier.

Pourtant en phase avec le rapport de la DREAL2 – qui figure sur Internet et que le maire fait semblant d’ignorer - ces arguments sont balayés par l’équipe municipale présente.

Le maire, à son habitude, monopolise la parole, manipulant sans vergogne les chiffres, l’ironie, le mensonge, le reproche, la condescendance et le mépris, sans jamais remettre en question ni son projet, ni sa méthode pour le faire aboutir

Ses conclusions sont péremptoires ; les décisions sont prises ; il n’y a pas à y revenir, à modifier quoi que ce soit, et surtout pas le phasage contesté :

Il est celui qui sait !


Devant témoins – ils pourront en faire foi – on me propose même de « participer » à l’élaboration du cahier des charges.


Rien à ajouter.


Bilan : la procédure a été respectée. Promis, juré !


Et on fera comme on a dit. !


Circulez ...

M.M.

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1 – [NDLR] - L’ARLLE est adhérente à l’association Paysages de France qui a demandé à être consultée, en tant qu’association agréée mentionnée à l’article L.141-1 du Code de l’environnement, pour la révision du plan local d’urbanisme.

Lien vers le site de Paysages de France   http://paysagesdefrance.org/



2 – Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement

Pour consulter le rapport voir notre article « Ecoquartier : un dossier mal ficelé » en suivant le lien   http://arllenvironnement.blogspot.fr/2013/03/ecoquartier-un-dossier-bien-mal-ficele.html