lundi 29 juillet 2013

Délinquante !














« Tu finiras mal, ma tiote », lui avait souvent dit son compagnon.


Déjà l’an dernier, elle avait fait le coup à l’occasion du forum des associations1.

Le premier magistrat l’avait convoquée pour un remontage de bretelles en bonne et due forme2.

Elle avait eu le culot de ne pas s’y rendre.

Et voilà qu’elle a remis ça cette année, la vilaine, à l’occasion de la brocante de la Trésorerie !

« Tu finiras mal, ma délinquante ! »


  
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et

2 – Rappel à l’ordre



dimanche 21 juillet 2013

L’Échevin offensé









L’un des fidèles visiteurs de ce blog nous a déniché et transmis ce texte ancien dont l’auteur est inconnu et la période de rédaction peu précise, mais qui colle si bien aux comportements actuels de certains maires, tant de villes importantes que de petits villages.

Nous avons retranscrit ce texte dans une police de caractères plus lisible que la typographie gutenbergienne originale.


Il en fut si fort courroucé
Et tant en fureur offensé,
Si fort à se venger impatient
Que de Morphée1 impuissant
Il ne put trouver le secours.


Sans plus attendre, notre échevin2
Au petit matin
Chez le prévôt3 bien surpris
Se rendit
Pour demander secours
Et pendre sans détours
Ce pelé, ce galeux, ce manant
Aux propos infâmants.


N’ayant pas eu favorable
L’oreille de la police,
Chez le bailli4 se glisse
Pour demander justice
Et châtier le misérable.


Le bailli, homme de sens rassis
Autant que gourmet,
A sa table assis,
Prenait son déjeuner.
Il parut accorder peu de poids
A l’échevin plein d’émoi.


Voyons, dit-il, si nous avons
Sur ceci même opinion ;
Savoir comment en ton langage
Tu appelleras sans barguignage5
Ce mets délectable
Sur ma table ...


Si j’en juge par la forme, la couleur,
Et sans aucun doute l’odeur,
J’oserai le déclarer sans grande malice
Saucisse !


Je te vois fort clairvoyant.
En feras-tu pareillement
Dans l’examen du mot « tyran »
Qui blessa ton tympan.
Si tu répugnes à l’entendre
Efforce-toi de ne le point mériter.


Onques ne vit saucisse prétendre
Avoir aujourd’hui comme hier
De fautive manière
Mal avoir été
Etiquetée.

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1 – Divinité ayant pour vocation d’endormir les mortels.
2 - Magistrat communal.
3 – Juge subalterne.
4 – Représentant de l’autorité du Roi.
5 – Hésitation.

jeudi 18 juillet 2013

D'un étron, faire un pain de sucre !









Gageons que nos anciens, pour avoir inventé cette formule imagée, avaient eu affaire à des citoyens du même acabit.


Ainsi, le maire de Ressons-le-Long s’est-il considéré fort outragé par certaines critiques de son  comportement dans l’exercice de ses fonctions de premier magistrat de la commune.

Par exemple, il n’a pas supporté d’être comparé sur ce blog à un « enfant capricieux ».


Mais, au lieu de nous demander simplement d’ôter les commentaires qui lui déplaisaient, il s’empressa de porter plainte pour diffamation.


Après audition de tous les prétendus coupables - d’on ne sait quel délit - l’affaire a été classée … sans suite.


Que de temps perdu en billevesées.

lundi 1 juillet 2013

Rébérostein blues




 




Tu raques, ou je porte plainte ?





Dans l’article du 18 juin dernier1, nous évoquions notre utilisation, soi-disant illégale, du terrain de football lors de la brocante du 8 juin.

Nous vous rapportons ci-dessous des extraits d’un courriel que le maire de Ressons nous a adressé à ce propos.

« Madame la Présidente,

Vous avez utilisé […] le terrain multisports appartenant à la commune pour y faire stationner des véhicules sans notre autorisation.

Il semble que vous soyez en possession d’une attestation du Président du SIVOM. Cette attestation n’a aucune valeur […].

Je m’apprête à déposer une plainte pour cette utilisation illégale. Je pourrai convenir d’une transaction […] qui porterait sur le paiement de la redevance afférente à l’utilisation dudit terrain.

Sans réponse favorable de votre part avant mardi 11 juin 2013, je le comprendrai comme un refus implicite de votre part de règlement amiable de ce litige. »

l’ARLLE a décidé de ne pas donner suite à cet étrange marchandage : si la plainte est justifiée, que la justice fasse son office. Mais monnayer une infraction prétendue ! ? ...

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mercredi 19 juin 2013

Mais à part ça, … tout va très bien !



Nos précédents articles ont inspiré à l’un de nos visiteurs assidus le texte suivant, à chanter sur l’air de la célèbre chanson interprétée par Ray Ventura et ses Collégiens1.



Voix au téléphone :

Allo ! Allo ! Allo ! Quelles nouvelles ?

Absente depuis quinze jours

Au bout du fil,

Je vous appelle.

Mon dossier est-il à jour ?



oOo oOo oOo oOo



Tout va très bien, Madaâme Éloïse !

Tout va très bien, tout va très bien.

Pourtant, il faut,

 Il faut qu’on vous le dise :

Il nous manque un petit rien !

Un complément, une bêtise,

La copie de vot’carte grise.


Mais à part ça,

Moi, je vous en avise :

Tout va très bien, tout va très bien !



oOo oOo oOo oOo



Voix au téléphone :

Ma carte grise ne s’rait pas à jour ?



oOo oOo oOo oOo



Tout va très bien, Madame D’Arthémise

Tout va très bien, tout va très bien !

Pourtant il faut,

Faut bien que j’ vous le dise,

Je prévois des tout petits riens :

Des collisions,

Démolitions,

Dévastations,

Inondations...


J’ai cor’ besoin de réfléchir

A c’que j’vais cor’ vous bonnir.


Mais à part ça, Madaâme Denise

Tout est très bien, tout est très bien !



oOo oOo oOo oOo



Voix au téléphone :

V’la qu’je chancelle !

Exposez-moi tout sans détour.



Tout est parfait,

Grâce à mon entremise

Tout est parfait, tout est parfait.

Pourtant il faut, il faut que je vous dise

Que vous risquez des accidents :

Des petits riens,

Des incendies,

Un tsunami,

Une tragédie

C’est la zermi !


Mais à part ça etc, etc, etc.



oOo oOo oOo oOo



Voix au téléphone :

C’est pas la guerre du Kippour ?



Eh bien voilà, songez Madame Céphise

Qui m’manque encore un petit rien

Un petit rien, une bêtise,

Sans rouspétance,

Une assurance,

Une surveillance,

Par ordonnance,

Une fosse d’aisances.

Pour réussir votre entreprise,

Envoyez-moi, c’est ça qui m’ faut,

La somme de sept cents bons euros.

Le versement,

C’est l’ règlement.

C’est pas la peine de discuter

Vous n’avez qu’à exécuter ...



Mais à part ça, Madame l’Insoumise,

A moins qu’ je ne me ravise,

Tout s’ra très bien, tout s’ra très bien !

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1 – Bach et Laverne (1931) – Paul Misraki (1935). Les auteurs et les interprètes se moquaient par-là de l’optimisme forcené que montraient les gouvernements français successifs devant la montée du nazisme. La création des premiers camps de concentration, l’incendie du Reichstag, les lois de Nuremberg… n’inspiraient aucune inquiétude. Il était plus facile de dire que « tout allait bien » ! Cette indifférence française participa à l’enchaînement d’autres événements historiques hors de France, tel la guerre d’Espagne ou l’invasion de la Tchécoslovaquie et de la Pologne. Tout continuait à aller bien…en France, jusqu’au 10 mai 1940, où on cessa de chanter. (source : encyclopédie Wikipédia)