jeudi 5 juin 2014

Réactivité


Depuis la parution de notre article d'hier " Affichage d'opinion ", il n'a fallu que quelques heures à l'exécutif municipal ressonnais  pour faire enlever le tas de détritus qui chagrinait les riverains du parking du terrain de football.

Ah, s'il était aussi facile de se faire communiquer les documents administratifs communaux !

mercredi 4 juin 2014

Affichage d'opinion












Le panneau d'affichage libre situé rue du Routy, sur le parking opposé au terrain de foot n'avait pas servi depuis longtemps.

Un(e) de nos citoyen(ne) y a exprimé son mécontentement, eu égard à la présence d'un tas de détritus tout proche.

L'effet blog va-t-il encore se produire ?




jeudi 22 mai 2014

Un dimanche à la campagne



Ado nonchalant et persuadé depuis longtemps que « rien ne sert de se démener. Laissons-nous faire », Phil faisait de vagues études et le désespoir de ses parents, partageant le gîte et le couvert, mais rarement l’avis de ses géniteurs.

Enfin libéré de ses obligations scolaires, son emploi du temps n’était occupé que par la découverte de la géographie de son coin de banlieue parisienne qu’il refusait obstinément de quitter, même pour quelques heures ...

C’est donc miracle qu’il ait consenti ce dimanche-là à accompagner son père à la campagne.

Mais avant de vous en conter davantage, laissez-moi vous présenter succinctement les personnages.

Donc, Phil, en vérité Philibert, est le fils de René qui est le frère de Bernard, alias Nanar que vous connaissez et qui, comme dit Phil, vit à la « cambrousse », ce qui fait de lui l’oncle de Philibert et de Philibert son neveu qui « reste » à Paris ...

Vous saisissez ?1

Mais revenons plutôt à cette journée de printemps qui fut une journée de printemps comme on en voit trop rarement de telle : « un ciel bleu  comme dans les peintures », un panorama exceptionnel sur la vallée, pas un camion, pas une mobylette ; rien quoi ! Que du bonheur à déguster sous les arbres dans un transat à fleurs, dans l’odeur des seringats et de la julienne des dames2...

« P..... ! C’est trop mortel, ici ! » déclare Phil en tournant les talons.



On ne le revit que tard dans la soirée lorsque la fraîcheur avait envahi le jardin.

On l’avait vu partir traînant les pieds, le front bas, sombre. Il nous revenait transfiguré, épanoui, intarissable.

« Je le crois pas, » disait-il ! « C’est trop puissant la cambrousse ; les bouseux, ils ont des parkings que tu te croirais chez toi : t’as des bancs que t’es juste à côté du stop. T’as de l’essence, du diesel, de la pétoire ... et ça pile sec et ça redémarre en patinant... C’est trop puissant, c’est ça que je dis ! Je kiffe à donf !»

Il a ajouté qu’il reviendrait.



Encore un pas de géant vers le progrès, qu’il a dit Nanar ...


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1 – « Comme un huissier ! » aurait répondu Alphonse Allais.
2 – Plante à fleurs pourpres.

lundi 19 mai 2014

Maudite brocante















A priori, l’ARLLE1 n’a pas vocation à faire de l’animation, si ce n’est dans un domaine qui la concerne en premier lieu : l’environnement.

On pourrait donc se demander ce qui nous pousse à organiser une brocante.

Au-delà de générer quelques ressources financières, ce genre d’animation nous permet de rencontrer les Ressonnais et de confronter nos idées sur les problématiques qui sont les nôtres.



Nous avons donc programmé une brocante le 14 juin prochain dans la rue du Marais Saint-Georges et afin d’accorder un emplacement gratuit à tout foyer ressonnais, demandé au maire de Ressons-le-Long l’autorisation d’occupation de la rue à titre gratuit2.

Nous venons d’apprendre que cette autorisation ne nous était pas accordée3 (sauf à payer une redevance de 2 euros par mètre carré !).



Nous laissons à nos lecteurs le soin d’apprécier la volonté d’apaisement du maire à notre égard en rappelant les refus et tracasseries précédents de 2012 et 20134.



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1 – Association Ressons-le-Long Environnement

2 – Cette demande a été reçue en mairie le 16 avril 2014.

3 – Par courrier postal reçu au siège de l’association le 17 mai 2014.







vendredi 2 mai 2014

Demain, on rase gratis !












Il avait bien fait les choses, le professeur Nanar ! Les invités n’auraient pas à se plaindre du buffet ; y avait même de l’eau pour les innocents qui mouillent le whisky ...

Mais savoir la raison de l’invitation... Mystère bien gardé : Nanar était resté  totalement fermé à toute question, un petit éclair de malice dans l’œil gauche.

Quand Toni arriva, avec comme d’habitude un peu de retard et une bonne excuse pour passer par la salle bain (la mobylette, monsieur !), le professeur Nanar était en train de s’expliquer : « Je vous ai réunis, chers amis, pour fêter le résultat des élections municipales ... »
Il regardait tout autour de lui, le pauvre Toni, convaincu qu’on lui voulait jouer un tour, lui faire payer son retard par une mystification déloyale. Pourtant, personne ne semblait s’intéresser à lui. Il attendit ...

« Chers amis, » poursuivait Nanar, « je lève mon verre à la santé des habitants lucides de notre beau village ; considérez avec satisfaction qu’un électeur sur trois a bien compris la situation financière de notre commune et pris en compte l’endettement exceptionnel de chaque habitant. Certes, les autres n’ont pas encore eu le temps de comprendre, ou ont refusé pour diverses raisons. Soyez assurés qu’avec le temps, leurs yeux s’ouvriront. Ne baissez pas les bras ; ne vous laissez pas enfumer par les projets grandioses ; regardez seulement comment la montagne a accouché d’une souris ! »

On trinqua sans plus de cérémonie ; un invité avait profité de l’occasion pour nous faire goûter un alcool bizarre rapporté dans ses bagages du bout du monde, un curieux breuvage accompagné d’insectes exotiques grillés. Les plus téméraires en voulurent faire l’essai, les autres s’excusèrent en se disant condamnés aux boissons de régime.


Si les sauterelles au piment rouge n’avaient pas convaincu le professeur Nanar, elles n’avaient pas non plus réussi à le rendre plus diplomate dans ses propos. Un voisin l’entendit distinctement grommeler dans sa moustache : « Ces foutues bestioles, c’est comme le parking de la fontaine : j’en connais au moins un qui trouve ça de bon goût. Foutaises ! »

mardi 15 avril 2014

Bobines Rebelles

 
















NO GAZARAN, film de Doris Buttignol et Carole Menduni, sera projeté dimanche 20 avril 2014 au cinéma l’Ermitage de Saint-Gobain (02) à 20 heures.
La projection sera suivie d’un débat avec le collectif GAZPART qui milite contre l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste dans le Soissonnais.

Retrouvez le programme complet du festival BOBINES REBELLES en cliquant sur le lien suivant :




samedi 22 mars 2014

Une histoire à suivre









L’hiver passé n’a pas été blanc, mais après ses premiers assauts précoces, nous ne pouvons résister à l'évocation de l’arrivée du printemps, annonciateur de renouveau …

Le poème suivant est de Claude ROY (1915-1997) – Farandoles et fariboles, Gallimard Jeunesse.
Il ne manquera pas de rappeler quelques souvenirs à certains de nos lecteurs.

Après tout ce blanc vient le vert,

Le printemps vient après l'hiver.

Après le grand froid le soleil,

Après la neige vient le nid,

Après le noir vient le réveil,

L'histoire n'est jamais finie.

Après tout ce blanc vient le vert,

Le printemps vient après l'hiver,

Et après la pluie le beau temps.





vendredi 14 mars 2014

Ultime provocation



Le choix de la vue ci-contre, quasiment identique à celle qui illustre le dernier bulletin municipal de mars 2014 est une nouvelle mystification de la part du maire Rébérot.

Ce magnifique paysage, vu de la Montagne, dont vous admirerez la beauté et l’harmonie, c’est justement celui-là même que le maire de Ressons-le-Long s’acharne depuis 2008 à défigurer en y projetant un lotissement de 134 logements, aux dernières nouvelles...

C’est cet espace champêtre de bois, de prairies, de champs cultivés qu’il s’est juré de bétonner malgré la désapprobation massive des Ressonnais, désapprobation dont il n’a jamais tenu le moindre compte, agissant dans l’ombre et usant de tous les artifices en son pouvoir pour étouffer les protestations et punir les opposants.

En 2008, le candidat Rébérot s’était bien gardé de révéler ses intentions.
En 2014, il est de nouveau d’une remarquable discrétion quant à l’urbanisation accélérée qu’il envisage et aux moyens d’y parvenir.

Ne nous y trompons pas : les projets extravagants sont plus que jamais inscrits à son programme.

Il faut une bonne dose de culot pour proposer à l’admiration du lecteur la photo d’un paysage encore intact pour faire croire qu’on aime son village et qu’on se porte garant de la protection du site, alors qu’on n’a qu’une idée en tête : le défigurer à jamais.

Dans le même temps, on reconnaît (voir le plan ci-dessous) qu’un  « aménagement paysager » fort coûteux sera nécessaire pour masquer la laideur de ce lotissement.

Rappelons que l’ARLLE se bat depuis sa création pour sauvegarder le caractère exceptionnel de notre beau village, son attrait touristique, sa qualité de vie, présentement menacés de disparition.


Pensez-y… !




samedi 8 mars 2014

Ressons brûle-t-il ?









A Ressons-le-Long, les citoyens ne sont pas tous égaux en droits et en devoirs, pour preuve, ce nouvel épisode concernant cette fois, les feux « de jardins ».

En préalable, il est nécessaire de préciser que le brûlage à l’air libre des déchets dits verts, assimilés de par la loi à des déchets ménagers, est strictement interdit1, contrairement à ce qui est précisé sur le site web officiel de la mairie2.

Profitant de l’arrivée précoce du printemps, certains habitants de Ressons ont commencé à nettoyer leurs jardins, notamment en incinérant des végétaux malades ou morts.
Mal leur en a pris ; le maire a dressé procès-verbal sans sommation.

Que le maire se batte contre nuisances et pollutions de toutes sortes (révélation écologiste opportune de fin de mandat ?), ne pourrait être que salué si cela n’était fait de manière très sélective.
En effet certaines personnes, que nous nous refusons de nommer, sont complaisamment épargnées.

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1 – Sauf dérogation exceptionnelle et ponctuelle prise par arrêté préfectoral dérogeant à l’article 84 du Règlement Sanitaire Départemental.
2 – Voir le paragraphe « Déchets végétaux » à l’adresse suivante : http://www.ressonslelong.com/page.php?RubriqueId=3&SousRubriqueId=15
NDLR : le contenu de cette rubrique changera peut-être pour cause d’« effet blog ».


Chemin de la Trésorerie - 25 février 2014

Centre bourg - 18 février 2014
 

Le Montois - 3 mars 2014

Poulandon - 6 mars 2014


lundi 3 mars 2014

Un équilibre précaire ...











On est dimanche. Il pleut. Il est bientôt midi.

« Sur la table de chêne avec la nappe neuve aux plis étincelants  et dans l’odeur des fruits choisis »1, Maria inclinée sur son cahier consigne jour après jour, ses dépenses.
Les dépenses, ça s’additionne mais le total amène inexorablement une soustraction...

« Maria, laisse-là ton ouvrage ! » dit Toni qui apparaît visiblement courbatu après une longue semaine difficile. « Pourquoi tant de soucis et d’angoisses pour un budget de ménage ? 
Laisse-là ton cahier et écoute la dernière ! ... »

Maria laisse tomber son crayon : elle connaît son Toni ; il va faire durer le plaisir, multiplier les détails, singer des attitudes, se complaire dans des détours agaçants...

Verra-t-elle bientôt où il veut en venir ?

« Bref ! » dit Toni, « le copain, il me dit comme ça, qu’il a de sérieux problèmes de trésorerie ; même qu’il a bouffé les économies de sa femme pour changer les meubles, qu’il a emprunté à son père pour déplacer sa piscine, à sa sœur pour ... je ne sais plus quoi ; il m’a embrouillé la tête.
Du coup, qu’il me dit, je vois plus que toi pour me dépanner! »

« Et alors ? » dit Maria  visiblement inquiète.

« Ben, c’est pourtant lumineux », dit Toni ; « je lui ai répondu : t’as plus qu’à faire un emprunt à la banque, et pis c’est tout ! Les banques, c’est fait pour ça, non ? »

Maria reprit son crayon avec un mélange de soulagement et de consternation...


Cette histoire ne vous rappelle rien ?

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1 – Emprunt non remboursable à Albert SAMAIN – Le repas préparé


mardi 25 février 2014

Quid du PLU ?














Il y avait hier soir à la mairie de Ressons-le-Long, réunion du Conseil Municipal.
Sauf cas de force majeure bien improbable, c’était même la dernière réunion du mandat en cours. C’est dire l’intérêt que nous y portions, notamment d’en savoir un peu plus sur l’état d’avancement de la révision du Plan Local d’Urbanisme.

Il nous a fallu attendre l’avant dernière question diverse pour apprendre que la commission ad hoc municipale y travaillait encore.
Tout d’abord, le maire a insisté, assez lourdement, sur la différence que Quidam devait comprendre entre « réserves » et « recommandations ». Il est vrai que la commissaire-enquêtrice n’a pas utilisé le mot « réserves » dans ses conclusions, mais ses fortes recommandations n’en sont pas moins des réserves – voir notre article du 7 février 2014 1.
La forte participation des habitants que nous avons provoquée n’est sûrement pas étrangère à ces multiples recommandations.
Mais, l’un des points sensibles demeure encore celui de l’adduction d’eau potable.

En effet, le président du Syndicat des Eaux, maire de Vic-sur-Aisne, n’a-t-il pas, au cours de l’enquête publique, attiré l’attention sur les difficultés d’alimentation qui découleraient d’une importante augmentation de population à Ressons-le-Long ?
En février 2013, l’autorité environnementale2 ne disait pas autre chose en recommandant « de démontrer la capacité d’accueil du projet [d’écoquartier] en ce qui concerne l’alimentation en eau potable … ».

Le maire, n’étant pas d’accord avec ces analyses (d’incompétents ?), il a donc saisi le préfet afin de faire éclaircir ce problème par les services départementaux compétents de l’Etat. Ce qui aura pour conséquence de renvoyer l’approbation du PLU aux calendes grecques3.

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2 – Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Picardie
3 – A la Saint-Glinglin.


jeudi 20 février 2014

La visite











La grande aigrette est venue passer plusieurs jours au Marais Saint Georges ; une rumeur persistante portée par un vent mauvais lui avait fait craindre un atterrissage dangereux au beau milieu d’un lotissement.

Ouf ! Le petit ruisseau, le pré humide, le bois touffu, tout était sauf.

Le temps d’une furtive séance photo, et quelques souris et campagnols plus tard, elle repartait rassurée : elle sait désormais qu’elle pourra revenir l’an prochain au Marais Saint Georges pour une halte paisible.

Bonne chance au grand oiseau blanc qui nous a honorés de sa visite !

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1 - La grande aigrette, aussi appelée « héron blanc », est de nature assez farouche, ce qui pour des photographes non équipés des objectifs idoines, la rend difficilement photographiable.

Vous trouverez plaisir à en voir de plus près en cliquant sur cette adresse : http://www.oiseaux.net/oiseaux/grande.aigrette.html




samedi 15 février 2014

L’effet blog















Deux allusions, à la présence de taupes dans le « parcours santé » de la part d’un commentateur1, ont « obscurci de leurs éclaircissements »2 deux de nos derniers articles.

Les renseignements généraux communaux assurant une fois encore avec efficacité, leurs fonctions ; le maire a été saisi de cette situation et s’en est ému.

Et n’a-t-on pas vu cette semaine, une silhouette jaune fluo jouer le rôle d'étaupineuse !


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1 – Voir les articles des 3 et 5 février 2014 – Commentaires de Paullus Emicus Victor
2 – Aloysius BERTRAND, Gaspard de la nuit, 1842