samedi 5 mai 2012

Les entretiens du professeur Nanar (11)










QUIPROQUO





Ils ne s’étaient pas revus depuis pas mal de temps, des semaines ... Toni n’était pas bavard, il avait l’air maussade, renfrogné ...

Le professeur Nanar commençait à culpabiliser, cherchait désespérément une excuse un peu plausible quand Toni se décida tout d’un coup :

- Tu sais Prof ! Il faut que te dise une chose ...

- ?

- Tu sais, le gars qui écrit dans le journal gratuit, ben, je ne le comprends plus. Mais alors, plus du tout !

- ?

- Ben voilà : il parle encore de « l’écoquartier » ! Ecoquartier, déjà, hein ? Bon, passons !

Il dit comme ça que «  … a initié puis mené une concertation avec les habitants ;

Qu’une dizaine de rencontres et de visites ont été réalisées ;

Que les points de vue des habitants ont été écoutés ... »

Interloqué, le professeur Nanar ne savait que répondre : évidemment, évoquer participation, concertation, point de vue de l’habitant du lieu pour un projet monté « à l’insu de son plein gré », ça peut sembler surréaliste, limite onirique !

- On peut le voir, ton journal d’information1, Toni ?

- No problemo ! dit Toni en sortant de sa poche un morceau de feuille plié en accordéon et passablement fatigué.

Le professeur Nanar le déplia, le lissa soigneusement en l’étalant sur son genou et partit d’un éclat de rire homérique.

- Excuse-moi, Toni, ça a été plus fort que moi ! D’où tu le sors ce bout de papier ? Il manque le haut de la feuille et ce n’est pas de Ressons qu’il s’agit ; c’est de la Commune de Crouy où depuis des mois le maire organise des réunions, des visites des lieux, prend l’avis de la population, organise des débats démocratiques. Rien à voir avec Ressons-le-Long !

-Ben vrai, je me disais aussi ...

Et Toni se tenait les côtes en s’esclaffant ; il tenait à bout de bras ce traitre de petit bout de papier qui l’avait si bien berné.

Il riait à son tour, il riait de lui ...

Et Maria qui venait tout juste de rentrer, le regardait un peu éberluée :

- Ben quoi, j’avais rien d’autre pour faire mes papillotes ... Y a pas de quoi rigoler comme un malade !

A quoi ça tient l’info ?

A un cheveu ?

-----------------------------

1 – Le vase communiquant N°116


dimanche 22 avril 2012

Une enquête de l’Inspecteur Columbo








Accusée - à tort – de « colporter des rumeurs », l’ARLLE a pris bonne note de la détermination de not’maire de protéger les potagers, les cultures, les vergers...
Afin de l’aider à identifier le ou les responsables de cette « désinformation », elle a fait appel au célèbre inspecteur Columbo, bien connu pour l’efficacité de ses investigations.
Inutile de préciser que cette fois encore la vérité a rapidement été rétablie ! Le temps d’un cigare tout au plus ...


Excusez-moi, je peux vous poser une question, M’sieur ? Etes-vous au courant d’un projet sur la parcelle ... Euh, pardonnez-moi si j’me trompe ...ZK 40, c’est bien ça ?
Voilà, M’sieur, on vient de me faire parvenir cette lettre1 où on trouve la réponse au problème de mon client ...

Euh ...

Oui, bien sûr, vous ne vous doutiez pas, n’est-ce pas M’sieur ...
Ben, voilà, M’sieur !  Voilà une affaire vite réglée.
Quand je vais dire ça à ma femme, elle non plus, elle va pas en revenir. Vous savez qu’elle lit tous vos articles ?


D’où venait donc cette mauvaise rumeur ?
Comme Madame Columbo, il est probable que vous serez surpris en parcourant le document récupéré2 par l’Inspecteur Columbo :
Il porte l’en-tête de... la SEDA !

A ne rien y comprendre.

Heureusement que notre maire saura protéger le potager, les cultures, les vergers, les jachères ...

Quel soulagement !

____________________________________________

1 – Lettre de soutien adressée par le maire à Madame Merciot, publiée ci-dessous en fac-similé

2 – Courrier publié dans notre article précédent « Et l’information devint rumeur »





jeudi 19 avril 2012

Et l'information devint rumeur.







Selon le maire de Ressons-le-Long, notre association colporterait rumeurs et désinformations, notamment quant à la réalisation de sondages archéologiques dans la propriété d'Arlette Merciot.

 

Il ne s'agit aucunement d'une rumeur, mais d'une information fondée sur un courrier de la SEDA dont vous trouverez le fac-similé ci-dessous.



mardi 17 avril 2012

A vot’ bon cœur !





Un article paru récemment dans la presse locale1 s’est fait avec beaucoup de retenue l’écho du malaise provoqué dans la population par la mainmise du maire de Ressons sur des terrains hâtivement concédés à la SEDA contre la volonté des propriétaires et promis à brève échéance aux fouilles archéologiques.

Malgré les dénégations2 récurrentes, les sondages prévus en juin dans les terrains boisés, potagers évoqués parfois comme « friches » par les aficionados, ont bien fait l’objet de courriers adressés aux intéressés.
Harcèlement, préemption, matraquage à l’impôt sont bel et bien les outils utilisés depuis des mois pour essayer de venir à bout de la résistance des propriétaires.
Pour endormir l’opinion publique, les jardins deviennent des friches, le nombre réel de logements prévus est caché, les dates de réalisation sont opaques et le projet est présenté comme une nécessité, voire une aubaine pour la survie du village...

Cet article n’a laissé personne indifférent : de nombreuses personnalités s’en sont émues, beaucoup ont laissé des messages sur le site Internet du journal pour témoigner soit de leur solidarité, soit de leur indignation devant des méthodes qu’on croyait révolues.
Mais le plus surprenant, c’est de lire des commentaires qui défendent le projet ; sous un pseudo trahissant un ego surdimensionné3, on peut lire l’expression d’une haine farouche contre les personnes âgées, le retour d’un leitmotiv ayant été si souvent utilisé qu’il en devient maladroit : « l’égoïsme des vieux». L’auteur n’hésite d’ailleurs pas à spéculer sur leur disparition comme étant la solution au problème posé.

Il est vrai que cet admirateur est particulièrement « partageux » : débordant d’enthousiasme pour le grand projet, il n’hésite pas à redistribuer les biens ; pas les siens, certes, mais ceux qui ne lui appartiennent pas. Et d’autant plus serein au demeurant qu’il croit savoir qu’après le dépouillement d’une partie de ses biens, « la victime ne restera pas sans un kopek ». Et ça se voit même sur la photo ! -  sic.
Charmant personnage. On ne saurait avoir plus de sollicitude.
Dur, dur, d’être contraint de se réfugier derrière de tels arguments, de proférer des propos dont un honnête homme aurait honte.
Mais si vous pensez qu’il a raison en tenant ce discours, voici une suggestion ; saura-t-elle vous séduire, vous qui au conseil municipal défendez un projet contesté et qui possédez un honnête patrimoine ?
Nul doute que vous l’avez acquis par votre travail, année par année, voire reçu de vos vieux parents et que la valeur sentimentale de ces biens est considérable ... Cela étant, pourquoi n’en donneriez-vous pas une partie, ne serait-ce que pour mettre en application les leçons que vous voulez donner aux « égoïstes ».

Donnez, à la Commune une partie de votre jardin, de votre pelouse, de votre champ, de votre « friche » comme on dit.

Donnez !

Donnez selon vos moyens, selon votre cœur.

Donnez !

Le grand Ressons vous en devra une reconnaissance éternelle.

Et peut-être atteindrons-nous non pas les 1000 habitants escomptés, mais 2000 ...

Plus, si vous le méritez ...

-------------------------------------------------------------------

1 – La Trésorerie : de l’inquiétude à l’angoisse – Le conseiller général en appelle au « compromis » - L’UNION – Mercredi 11 avril 2012

http://www.lunion.presse.fr/article/societe/la-tresorerie-de-linquietude-a-langoisse?xtcr=2&xtmc=ressons

2 – Voir fac-similé ci-dessous.

3 – einstein02



mercredi 11 avril 2012

La Trésorerie : de l'inquiétude à l'angoisse





Les époux Petit et Arlette Merciot sont soutenus par l'association Ressons-le-Long Environnement.



Voir l'article paru ce jour dans L'Union




Cliquer sur le lien suivant :

http://www.lunion.presse.fr/article/societe/la-tresorerie-de-linquietude-a-langoisse?xtcr=2&xtmc=ressons

samedi 7 avril 2012

Ecoquartier : la demande de REFERENDUM sur le projet d’aménagement en débat












Référence : compte rendu de la réunion du Conseil municipal du 20 février 2012





Les points de vue exprimés sont non seulement édifiants, mais surtout révélateurs de l’état d’esprit de l’équipe en charge de la démocratie à Ressons-le-Long.

A. Destrez, P. Lucot, D. Van Zuilen, B. Pointier : « Le Conseil municipal est là pour prendre les décisions et diriger la commune. » (sic)

E. Debosque : « Le débat a déjà existé en son temps ( ? )... Il fallait participer… »

Quand ? En 2005 ?
Le PLU décidé pendant son mandat de maire a été établi pour 21 logements à la Trésorerie sur 2,8 hectares ; aménagement possible mais non obligatoire.
Et pas question d’un lotissement.
Publicité tellement réduite que l’enquête publique est passée inaperçue aux yeux de la plupart des citoyens, et plus particulièrement à ceux des personnes directement exposées.
Etait-ce le but espéré ?

Comparer un projet de 95 logements sur plus de 6 hectares à l’extension du cimetière ( à la satisfaction générale, précise-t-il), relève du plus mauvais goût.
La satisfaction des locataires du lieu ?
L’humour de Monsieur Debosque est lugubre!

P. Lucot : « Il y a risque d’amalgame et de détournement pour mécontentement personnel ... »

Information intéressante qui laisserait penser que le projet de lotissement n’est pas le seul sujet de mécontentement des administrés.

" Ressons compte 790 sujets sans compter les sujets de mécontentement " pourrait noter un amateur de citations !

Y aurait-il donc d’autres mécontents que « les vieux grincheux égoïstes » de la Trésorerie, assez nombreux pour qu’on craigne leur vote ?

N. Rébérot : « Un référendum sur fond de polémique risque de diviser la population, ce qui est contraire aux objectifs de la municipalité qui est là au contraire pour construire et rassembler la population autour des projets »

Prendre l’effet pour la cause ? Le tour de passe-passe est connu : ce n’est pas le référendum qui divise, c’est le projet.
Et surtout l’attitude d’un maire qui traite ceux qui ne sont pas de son avis comme des malfaiteurs et s’entête dans son idée de « Grand Ressons de plus de 1 000 habitants ».

E. Debosque : « Il est toujours possible d’intégrer des personnes constructives et polies » (sic).

Entendez par là :
Personne constructive : une personne qui approuve les constructions.
Personne polie : une personne qui approuve le chef ...

Confondant mandat électif au service des habitants avec pouvoir absolu, le Conseil municipal se moque ouvertement de ses administrés.




mardi 27 mars 2012

Une pelleteuse dans le potager





Rue du Marais Saint-Georges, à côté de son potager, Monsieur Flament élève aussi des animaux.





Quand on décide de vivre à la campagne, dans un village sans aucun service mais calme et tranquille, c’est qu’on privilégie un certain mode de vie : contact avec la nature, travail de la terre, respect et amour d’un environnement bucolique.

Les habitants de la Trésorerie qui ont choisi d’y vivre n’imaginaient pas voir un jour leur vie détruite par la seule volonté d'un individu prêt  à tout bouleverser, à tout dévaster sans autre raison que sa seule ambition personnelle.

Élu qui, courageusement, a évité d’avertir les propriétaires qu’il comptait s’emparer de leur bien.
Élu qui, courageusement, a refilé le sale boulot, à un aménageur, en lui signant, sans publicité, une concession qui le dispense d’affronter lui-même les opposants à son projet.
Élu qui, courageusement, profite de ses pouvoirs de maire pour multiplier les blocages et faire taire les récalcitrants par tous les moyens.

Le harcèlement continue donc.

Nous avons publié dernièrement le courrier reçu par Monsieur et Madame Petit.
Les autres propriétaires du site concerné ont reçu le même.

Ainsi, à Monsieur Flament, 80 ans, qui a la chance d’être assez en forme pour cultiver un beau potager qui nourrit sainement sa famille, la SEDA annonce le passage radical de la pelleteuse au travers de ses plantations pour cet été.

Il est clair que posséder un jardin, des arbres fruitiers, un bois, une prairie est désormais considéré comme anormal dans notre beau village.

Rasons donc tout cela !

La SEDA fait son travail sans état d’âme, forcément. Elle est mandatée pour cela.

Quant à l’unique responsable de ce désastre programmé, il dort bien, merci.

vendredi 23 mars 2012

Malepeste, il y aura des travaux !






Notre brocante de la Trésorerie prévue pour le 24 juin prochain a été refusée pour cause de travaux dans le centre bourg (voir fac-similé de l’arrêté du maire en bas d’article).


Et pourtant, notre demande avait été déposée à la mairie de Ressons-le-Long le 12 décembre 2011.

Dommage que le maire ne nous ait pas prévenus plus tôt, nous aurions pu ainsi en avancer la date !




samedi 17 mars 2012

Duo infernal









Selon le bulletin municipal de janvier 2012, sous le titre « Réunion publique éco-quartier » ( page 4),

« La concertation se poursuit ... »

Avec qui ? Quand ? Comment ?

« Avec les enfants des écoles » écrit Nicolas Rébérot.

Voilà au moins de quoi rassurer !

« L’aménagement d’ensemble voulu saura préserver l’espace central en zone naturelle (peut-être à déclasser de la zone urbanisable actuelle)..." poursuit le maire.

Information annoncée avec aplomb et notée par tous les assistants à la réunion publique du 12 décembre 2011 et que la SEDA vient de contredire, de réfuter, par l’envoi d’un courrier adressé aux différents propriétaires concernés.

Un mensonge de plus pour gagner du temps.

Ce courrier – dont vous trouverez ci-dessous le fac-similé - ne laisse aucun doute sur la détermination du maire et de l’aménageur de passer en force.

Depuis que Nicolas Rébérot a jeté son dévolu sur la Trésorerie, les propriétaires, dont Monsieur et Madame PETIT, sont harcelés (comme le fut Madame LEPERE récemment décédée).

A 84 ans, on devrait pouvoir vivre tranquille le reste de son existence dans le village qu’on a choisi et dans les lieux qu’on aime, qu’on a hérités de ses parents.

A Ressons, sous le règne de Nicolas Rébérot, il n’en saurait être question : non seulement Monsieur et Madame PETIT ont été punis par une augmentation salée de leur impôts fonciers, puis menacés d’expropriation, mais encore devraient-ils admettre le saccage de leur propriété en signant l’autorisation d’y pénétrer.

Leurs vieux jours en sont empoisonnés et leur santé compromise. De tels procédés sont indignes ; ils montrent clairement que personne n’est à l’abri des décisions autoritaires d’un élu à qui le pouvoir est monté à la tête et qui se livre sans le moindre scrupule à son jeu favori : SimCity grandeur nature.

Nous avions espéré un moment que le Conseil municipal, en général des hommes et des femmes de bon sens, pourrait modérer les ardeurs ambitieuses du maire.
Force est de constater que leur unique souci est de ne pas déplaire au chef.



samedi 10 mars 2012

Brocante de la Trésorerie








 
L’association vous informe qu’elle a déposé auprès de la mairie de Ressons-le-Long, le 12 décembre 2011, une déclaration avec demande d’occupation du domaine public en vue de l’organisation d’une brocante dans le secteur de la Trésorerie le 24 juin 2012.


Nous aurons le plaisir de vous communiquer en temps utile les modalités d’organisation et de participation à cette manifestation.

dimanche 4 mars 2012

Série noire











Toni pensait vraiment qu’il n’aurait plus de réponse : novembre s’était écoulé dans le silence, décembre trop occupé par son cortège de festivités n’avait pas été plus fructueux ; janvier avait déçu …
Sa réclamation n’avait, pensait-il « hâtivement », plus la moindre chance d’être examinée.

C’est pourquoi, lorsqu’il découvrit dans sa boîte, le petit message sibyllin, il en fut d’abord surpris, puis perplexe, voire ahuri.

Mettez-vous à sa place ! Le message lui intimait l’ordre de se présenter à l’heure précise indiquée, à l’endroit indiqué. « Venez seul, insistait sérieusement le message. Ne communiquez ce message à quiconque. Ce message est strictement confidentiel. »

L’auteur, soucieux du respect de l’ordre public, ne précisait pas si un comité d’accueil était prévu pour une fouille au corps mais Toni avait l’impression que celui-ci avait renoncé à citer les grands écrivains pour se nourrir des œuvres de Peter Cheyney.

Serait-ce une blague, un canular, une taquinerie, se disait-il.

Oui, peut-être, mais pas avec le cachet de la maison commune tout de même ?

lundi 27 février 2012

Référendum ?









La porte était restée ouverte le 12 décembre 2011 à l’issue de la réunion publique concernant le projet d’aménagement d’un lotissement à la Trésorerie.
La demande de référendum, idée suggérée par l’association1, avait été relayée par certains participants de l’assemblée. Le maire Rébérot avait entendu et n’avait pas, à priori, repoussé la proposition.




L’opportunité d’organiser un référendum a donc été débattue en questions diverses lors de la réunion du conseil municipal du 20 février 2012
Le conseil a repoussé la proposition à l’unanimité moins une abstention.

Dommage, l’équipe municipale en place avait tout à y gagner, entre autres de renforcer sa légitimité.

Question de confiance !

------------------------------------

1 – Voir notre article « Pour un référendum local » du 6 septembre 2011.

samedi 25 février 2012

Coricoco !


 











Nouvellement sorti 
D’un œuf
Un certain coquelet
Coquet
Mais encore trop neuf
Se trouva investi
Bien qu’un peu nouvelet
Du rôle de président
Gardien et intendant
De régisseur absolu
De ce monde dissolu
Et maître de la foule
Des poules.

La nouvelle se répandit
Fit grand bruit
Dans le déduit
A l’envi.

On admira les plumes
A chanter nous nous plûmes
On aima le poussin
Exhibé soir et matin…

Et puis on déchanta
On dit « taratata »
Dans toute la basse-cour
Il n’est si bon discours
Qui à la longue ne soûle
La foule.

Moins brillant que le plumage
Etait le ramage
Beaucoup dirent en avoir marre
Du tintamarre.

Tel chant du coq qui le matin
Réjouit l’habitant rural
Devient vite importun
Messager vespéral
De chagrin.

Fable innocente
Sans raison apparente
Serait bonne leçon
Si à cause du son
Et des belles manières
Vous manquiez de lumières…

mercredi 22 février 2012

Un gramme de papier






Un gramme de papier : c’est tout ce qu’a mérité la publicité faite à la convocation du dernier conseil municipal du 20 février.



Nicolas Rébérot voudrait-il faire quelques économies sur le poste reprographie ?

Ou alors s’agit-il d’un nouveau défi ?

En 1860, Prudent René-Patrice Dagron avait déjà fait mieux :

Dagron était photographe inventeur français. Le 21 juin 1859, il fut le premier à breveter un procédé de microfilm.

En 1860, René Dagron associe une micro-vue à la loupe de Stanhope. ; les vues sont collées sur une baguette de verre de 3 millimètres de diamètre et de 5 à 6 millimètres de long. Le grossissement est d'environ 100 fois.
Dagron  présente à l'Exposition Universelle de 1867, des « micro-points », c'est-à-dire des photographies tellement réduites qu'elles ne pouvaient être lues qu'au moyen de dispositifs tels que le microscope de Stanhope : ainsi sur une surface de 1 millimètre carré, il fixe  les portraits des 400 députés. Ce procédé permet à la société Dagron de proposer des photos enchâssées dans des bijoux, bagues, pendentifs et même dans des porte-plumes.



Ce type de porte-plume était très répandu au siècle dernier (au temps de notre jeunesse diront certains) ; vues touristiques, images de la guerre, images religieuses … et aussi de femmes en tenue légère …
Fouillez les vieux meubles, les greniers ; il s’y cache encore bien des trésors !

Nanar

--------------------------------------------

NDLR : A l’heure où nous publions ces lignes, nous ignorons si la municipalité a envisagé la distribution de loupes aux Ressonnais.


dimanche 19 février 2012

Heureusement, nous avons le blog !





La loi accorde à chacun le droit de s’exprimer et de diffuser informations et idées, quelle qu’en soit la nature, par le moyen de la publicité1.


A ce titre le maire de chaque commune doit faire aménager sur le domaine public des emplacements destinés à l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux associations sans but lucratif2 telles que la nôtre.


Ces emplacements doivent être disposés de telle sorte que tout point situé en agglomération se trouve à moins d’un kilomètre de l’un au moins d’entre eux3.

Force est de constater qu’à Ressons-le-Long, cette dernière disposition réglementaire n’est pas respectée bien que parfaitement connue du maire.

Notre association s’est donc tournée vers le préfet, compétent dans le domaine, pour lui signaler ce manquement à la législation.
Le 14 février dernier, le préfet a donc gentiment informé le maire de notre requête en lui proposant l’aide des services de l’État…

A Ressons-le-Long, toutes les associations ne bénéficient pas des mêmes droits. Il y a celles qui ont droit de cité, celles qui sont mentionnées sur le site officiel de la mairie, celles qui sont subventionnées ou/et aidées, par l’affichage gracieux de leurs activités dans les vitrines officielles, par prêts gratuits de structures municipales (on danse souvent à la salle Saint-Georges !) …

Et puis, il y a l’association Ressons-le-Long Environnement à qui l’accès à l’information est interdit, contre laquelle des plaintes sont régulièrement portées et à laquelle la possibilité minimale légale de se faire entendre n’est pas offerte.

Fort heureusement, nous disposons du blog …

-------------------------------------

1 – Code de l’environnement – Article L581-1
2 - Code de l’environnement – Article L581-13
3 - Code de l’environnement – Article R581-3

vendredi 17 février 2012

Trophée de plume















PARIS (AFP) - L'Association pour la protection des animaux sauvages1 a décerné mardi le trophée de "plume", récompensant une action positive en faveur de la nature, au créateur du journal La Hulotte, Pierre Déom, et celui de "plomb", pour "son apologie de la chasse", au présentateur de TF1 Jean-Pierre Pernaut.

Depuis une quinzaine d'années, ces trophées, mis sous cadre, sont décernés par les adhérents de l'ASPAS.

L'ASPAS, qui "dénonce les atteintes à la nature et encourage ceux qui œuvrent pour sa protection", a récompensé "l'écologiste d'avant l'heure" Pierre Déom, fondateur, unique rédacteur et auteur depuis 1972 des dessins de La Hulotte2 qui compte plus de 160.000 abonnés.

"Véritable mine d'informations sur la faune et la flore de notre pays, La Hulotte passionne ses lecteurs par son savoureux mélange de rigueur scientifique et d'humour", a déclaré à l'AFP Pierre Athanaze, président de l'ASPAS.

--------------------------------------------------------


dimanche 12 février 2012

Des dettes à rembourser










« Les gens normalement constitués », écrit un commentateur qui n’approuve pas notre action, et qui s’estime visiblement membre de la catégorie reine, c'est-à-dire dans le cercle fermé du landernau aux manettes, les gens normalement constitués, donc, approuvent et encouragent les projets du maire de Ressons-le-Long.



Cette affirmation n’engage que son auteur : un observateur enclin à adopter ce point de vue serait tenté de conclure que Ressons ne compte plus beaucoup d’habitants normalement constitués, beaucoup d’entre eux ayant manifesté leur opposition au lotissement ... - cf. une pétition signée massivement pendant l’hiver 2010. –
A condition, bien sûr, de supposer que « notre maire » aurait la science infuse , que son expérience et ses réussites dans le domaine administratif et commercial l’autorisent à se passer de l’avis de ceux qui l’ont élu, et l’autorisent également à les laisser dans l’ignorance de ses démarches souterraines.


A Bézu-Saint-Germain, à côté de Château-Thierry, où l’ancien maire a conduit des projets comparables (dans une situation économique pourtant moins inquiétante), les chiffres affichent une croissance de la population de près de 77% en 10 ans !
« Et encore les chiffres officiels sont faux », dit le maire actuel de Bézu.

- Génial, s’écrie notre commentateur « normalement constitué » ; le nouveau maire doit se frotter les mains !

Ben, justement, si le maire actuel éprouve quelque soulagement, c’est d’avoir pu bloquer d’autres projets qui attendaient encore dans les cartons.
Il n’en a pas moins sur les bras un lotissement en souffrance, une école construite en catastrophe, une cantine et une garderie pour lesquelles il a fallu contracter des emprunts.

« L’accroissement de la population n’a pas apporté l’argent escompté et aujourd’hui il faut rembourser les dettes » déclare –t-il dans l’article de l’Union du 25/01/2012.

Vous trouverez d’autres exemples aussi désastreux sur Internet.

Que vous soyez ou non normalement constitués, les dettes, il vous faudra bien y faire face.
A Gorgny, au Cleux, à la Vache Noire ! ...

Un cadeau empoisonné pour la future municipalité...

mercredi 8 février 2012

La fin justifie les moyens …








… et la « bonne guerre » continue.








Un adhérent1 de notre association a demandé par télécopie au maire de Ressons-le-Long la consultation des registres des délibérations du conseil municipal des années 2008 à 2011.

Comme cela est maintenant devenu son habitude, le maire Rébérot a jugé cette demande abusive et a refusé cette consultation.

La saisine de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, pour refus opposé par le maire, est donc devenue elle aussi, une habitude pour nos adhérents. Nous en sommes à la cinquième demande d’avis.

Interrogé par ladite commission, le maire a tenté de justifier son refus en prétextant un « comportement violent » du demandeur à l’égard des services municipaux (sic)2

Le simple fait qu’un adhérent de « Ressons-le-Long Environnement » s’intéresse aux affaires de la commune est donc jugé par le maire comme acte violent.
C’est bien connu, notre association ne serait qu’un « ramassis de terroristes » !

Pour l’heure, la CADA a émis le 26 janvier dernier, un avis favorable à la demande de « l’intéressé violent »3.

Le maire n’y a toujours pas obtempéré …

--------------------------------------------

1 – Il ne nous a pas semblé opportun de nommer cet adhérent.

2 – On peut s’étonner qu’une demande envoyée par télécopie puisse être « violente » !

3 – La réponse de la CADA est disponible sur simple demande à l’ARLLE.

dimanche 5 février 2012

Chantez à l'âne, ...






... il vous fera des pets.





Aucune de nos demandes de communication de documents administratifs de Ressons-le-Long n’a été satisfaite de façon amiable.

La bonne volonté ne s’est pas encore invitée à la table rébérote et la « bonne guerre »1 de l’information demeure un des principes de la gouvernance du maire de notre commune.

Fort heureusement, la CADA2 existe.
Nous sommes contraints d’y recourir maintenant systématiquement.
La dernière intervention de cette commission nous a permis d’avoir accès à l’échéancier prévisionnel annexé au bilan financier 2010 de l’aménagement de la Trésorerie3.

Notre demande initiale datait du 1er novembre 2011, et comme d’habitude Nicolas Rébérot faisait la carpe.
Suite à l’intervention de la CADA, le maire s’est donc senti obligé de numériser d’urgence (le 30 décembre 2011) le document sollicité et l’a mis en ligne dans le labyrinthe du site internet communal.

Nous comprenons mal l’attitude du maire : dès lors qu’un document est légalement communicable, il ne peut s’opposer à son libre accès.

Alors pourquoi attend-il les suppositoires de la CADA !

----------------------------

1 – Voir sur ce blog l’article « C’est de bonne guerre » du 15 décembre 2011.
2 – Commission d’accès aux documents administratifs.

mercredi 1 février 2012

Vase communicant





Communiquer ?


Le dire, c’est bien.

Le faire avec impartialité, c’est mieux.




Les habitants de Ressons qui suivent depuis des mois le projet de lotissement dans le secteur de la Trésorerie , et plus particulièrement ceux qui ont tenu à être présents à la réunion publique du 12 décembre 2011, ont peu apprécié la prise de position sectaire de ce journal1 dans un article partisan dont les sources unilatérales n’ont rien à voir avec ce qu’il prétend être : un journal d’information.

Un journaliste qui se contente de reprendre au mot près les arguments, les contre-vérités, les mensonges utilisés depuis le début de la campagne d’urbanisation de la Trésorerie par le décideur, qui qualifie subjectivement d’« agressive » la foule des opposants sans chercher au moins à connaître si elle a des raisons qui justifient les protestations, n’est qu’un journal publicitaire.
Journal publicitaire n’est pas un terme infâmant, mais il est choquant de le voir faire la publicité du projet de Nicolas Rébérot, de le voir s’efforcer de discréditer dans toute la région les opposants à un projet qu’une partie importante du village réprouve et qui doivent bien aussi avoir de bonnes raisons pour le faire.

Les évoquer aurait été d’une grande élégance.

-----------------------------------------


1 – Le vase communicant – N°110 du 30 janvier au 12 février 2012